Fin de la grève dans les écoles portugaises à l’étranger.

La manifestation avait été convoquée par le S.TO.P et bénéficiait de la solidarité des écoles du Cap-Vert et de São Tomé-et-Príncipe.

 

Selon ce syndicat, la manifestation a été annulée, car « l’essentiel des revendications » a été obtenu grâce à un ensemble de mesures approuvées mercredi en Conseil des Ministres.

Le décret-loi approuvé par l’exécutif « rétablit l’équité, en élargissant les aides à tous les enseignants de l’enseignement primaire et secondaire qui, à partir de la prochaine année scolaire, enseigneront dans les EPE [Écoles Portugaises à l’Étranger] du réseau public ».

Dans une note publiée à l’issue du Conseil des Ministres, il est indiqué que « actuellement, les aides prévues pour les enseignants en mobilité statutaire ne s’appliquent pas aux enseignants titulaires et aux enseignants contractuels ».

« Tous les enseignants placés dans les EPE l’année scolaire prochaine recevront un soutien à l’installation et au retour, un voyage aller-retour pour le pays où ils sont affectés, au début et à la fin de leurs fonctions, pour l’enseignant et sa famille, un voyage annuel pour l’enseignant et sa famille, une assurance santé pour l’enseignant et sa famille, et un soutien au coût de résidence, qui tiendra compte du pays où les enseignants sont affectés », précise-t-il.

Selon le S.TO.P, « la lutte et les grèves des enseignants des Écoles Portugaises à l’Étranger », convoquées par cette structure syndicale, « ont permis d’obtenir des garanties de déplacement et de résidence pour tous les enseignants affectés à ces écoles ».

« C’est avec le début de la grève de cinq jours à l’École Portugaise de Luanda, fin février, suivi d’une grève inédite, conjointe dans quatre écoles portugaises, de deux jours, fin mars, ainsi que la planification d’une grève illimitée à partir du 28 avril, qui ont conduit à une communication du Président de la République, contredisant le Gouvernement, qui se disait limité, en affirmant que l’exécutif pourrait légiférer dès à présent sur ces garanties, en plus de considérer que les prétentions des enseignants étaient justes, ce qui a incité le Gouvernement à céder », poursuit le syndicat.

« Pour le moment, nous restons vigilants sur certaines questions pour lesquelles nous n’avons pas obtenu les éclaircissements nécessaires (chose qui caractérise ce ministère) que nous espérons ne seront ni des obstacles, ni des manœuvres astucieuses, pour ne pas accorder ces aides », ajoute le S.TO.P dans le communiqué.