Fermeture des urgences de Covões ? C’est « la mort annoncée » du service.

Fermeture des urgences de Covões ? C'est "la mort annoncée" du service.

« Depuis longtemps, les différentes commissions liquidatrices, à savoir les gouvernements successifs, les ministères de la santé et leurs administrations respectives, avaient planifié la fin des urgences de l’Hôpital Général de Covões. Aujourd’hui, c’est le pas/décision final d’une mort depuis longtemps annoncée », souligne-t-il.

L’administration de l’Unité Locale de Santé (ULS) de Coimbra, dirigée par Alexandre Lourenço, a décidé que le Service des Urgences de l’Hôpital Général, communément appelé Hôpital des Covões, deviendrait à partir d’aujourd’hui un centre de consultation clinique.

Avec ce changement, l’Hôpital Général garantit uniquement les situations aiguës non urgentes et reçoit uniquement les patients orientés par la Ligne SNS24 ou par d’autres unités hospitalières, a indiqué l’ULS de Coimbra dans un communiqué.

Dans une note envoyée à l’agence Lusa, le SEP indique que, ces « derniers mois, l’administration de l’ULS Coimbra a dénaturé l’accès des usagers à cette urgence, au point qu’il n’y a plus de référencement de l’INEM pour traiter les situations d’urgence ».

À titre d’exemple, le syndicat indique que jeudi, « incompréhensiblement, les infirmiers de l’urgence de l’Hôpital des Covões ont reçu un courrier électronique de l’ULS Coimbra » informant que « par décision du CA, à partir du 31 octobre, le service d’urgence cessera d’accueillir des patients à partir de 20h00 ».

« Dans ce sens, nous allons modifier les plannings de travail et demander que la sécurité ferme les portes à 20h30 et les ouvre à 07h30 », annonce-t-il.

Selon la décision du directeur du Service, mentionne le syndicat, « les inscriptions des patients seront acceptées uniquement jusqu’à 18h00 pour permettre que les patients soient observés et orientés cliniquement avant 20h00 ».

Le lendemain, indique le syndicat, et « se contredisant, deux responsables de la direction des soins infirmiers se sont rendus sur place pour informer les travailleurs présents que, dès le 31 octobre 2025, l’urgence fermera définitivement ».

« Depuis longtemps, nous affirmons que sous couvert des proclamées synergies de la fusion des hôpitaux de Coimbra, de la soi-disant réorganisation du réseau de référencement de diverses spécialités médicales, des économies d’échelle et de tout ce qui leur était avantageux, pour attaquer et dénaturer le SNS [Service National de Santé], l’Hôpital Général de Covões est la cible à abattre. Il ne pouvait en être autrement », souligne-t-il.

En effet, selon le Syndicat des Infirmiers Portugais, « sur la rive gauche du Mondego, où la coiffe et la broderie de l’université ne veulent ni ne sont jamais allées » et « où réside aussi un peuple travailleur ».

« Le coup de velours de la fusion, qui n’a été rien d’autre qu’une annexion visant la destruction d’une institution. Simultanément et progressivement, un chemin est tracé conduisant à l’hémorragie des ressources humaines », considère-t-il.

Pour la direction du syndicat, cette décision « entraîne la nécessaire convergence politique des secteurs les plus intéressés par le marché de la maladie ».

« Ne soyons pas naïfs. Le chemin et le plan pour l’Hôpital Général de Covões (HGC) ont été et sont tracés. Le Plan pour le HGC était et reste non-planifié », écrit-il.

Dans ce sens, le syndicat avertit qu’il « sera en première ligne pour défendre un SNS universel, général et gratuit », pour les « aspirations légitimes des usagers et des professionnels » et pour une « rupture claire avec la politique de destruction douce et en velours du SNS ».

Et « exige une réorganisation hospitalière effective et véritable pour renforcer la réponse publique et ne pas permettre de faiblesses qui donneraient lieu à l’essor du secteur privé, comme cela continue à se produire à Coimbra ».