Fenprof se félicite du déblocage de la progression dans l’enseignement supérieur

Fenprof se félicite du déblocage de la progression dans l'enseignement supérieur

« Grâce à la lutte des enseignants, qui a inclus des manifestations, des pétitions, des rassemblements et des grèves, et après plusieurs réunions avec le (Ministère de l’Éducation), une solution a finalement été approuvée. Bien que présentant quelques insuffisances, la Fenprof la considère positive », indique la fédération dans un communiqué.

 

Le ministre d’État et des Finances ainsi que le ministre de l’Éducation, de la Science et de l’Innovation (MECI) ont signé, mardi, une ordonnance conjointe permettant « des modifications de gestion concernant le positionnement rémunérateur des enseignants des institutions d’enseignement supérieur (IES) ».

Les enseignants des universités et des instituts polytechniques progressent dans leur carrière après six années consécutives d’évaluation maximale, mais la législation prévoit également des « progressions gestionnaires », soumises aux règlements internes des institutions et conditionnées par le respect des limites financières définies annuellement par ordonnance gouvernementale.

Bien que cette progression soit prévue depuis 2009 dans les statuts des carrières enseignantes, l’ordonnance annuelle définissant le montant maximum des charges financières « n’a jamais été publiée », a expliqué le gouvernement.

Selon la Fenprof, des milliers d’enseignants sont restés bloqués au même indice salarial pendant des décennies, « subissant, année après année, la dégradation de leur salaire ».

« Cette situation, combinée avec l’augmentation du coût de la vie, a contribué à une perte d’environ 20% du salaire réel des enseignants de l’enseignement supérieur au cours des 15 dernières années, en plus de signifier une énorme dévalorisation socioprofessionnelle », déclare l’organisation syndicale.

Le ministre de l’Éducation, Fernando Alexandre, avait déjà promis aux recteurs et aux présidents des polytechniques qu’il essaierait de débloquer la situation.

Outre l’ordonnance annuelle prévue dans les statuts des carrières enseignantes, un second décret a été signé, permettant que les progressions, non réalisées en raison de l’absence de l’ordonnance annuelle, puissent être concrétisées, à condition que les institutions disposent de ressources budgétaires suffisantes.

« La publication de l’ordonnance confirme, une fois de plus, qu’il vaut la peine de se battre », soutient la Fenprof, qui note cependant que le décret « ne rétablit pas toute la justice » car il conditionne l’application à la disponibilité budgétaire des universités et polytechniques, dans beaucoup de cas « réduite et dans d’autres même inexistante ».

« Sans renoncer à ce qui n’est pas encore totalement résolu, il appartient désormais aux enseignants et à la Fenprof de vérifier l’application de l’ordonnance par chaque institution, afin d’éviter des interprétations et des pratiques restrictives », ajoute-t-elle.