Fenprof dit que les listes provisoires confirment qu’il manquera des enseignants.

«Sans valorisation de la profession et de la carrière enseignante, les milliers de professeurs qui ont abandonné leur poste ne reviendront pas», a déclaré la Fédération nationale des enseignants (Fenprof) dans un communiqué.

 

Les listes provisoires de classement des candidats ont été publiées cette semaine, marquant le début de la période de réclamations qui s’étend jusqu’au 8 du mois.

La fédération salue néanmoins comme positif le fait que les données soient connues cette année plus tôt que les années précédentes (23 mai en 2024, et 20 juin en 2023), soutenant que cela confirme que les retards n’étaient pas inévitables mais plutôt «un problème de l’administration éducative».

«On espère maintenant que la publication des listes définitives de placement pour la prochaine année scolaire correspondra à cette anticipation», peut-on lire dans le document.

Le concours, a souligné la structure, compte 33 050 candidatures dans le concours interne (enseignants déjà titulaires recherchant un changement de cadre ou de groupe de recrutement) et 36 328 candidatures au concours externe, «intégration obligatoire des enseignants contractuels et autres candidats avec une habilitation professionnelle», ces dernières présentées par environ 25 500 candidats.

Dans le concours interne, la Fenprof a souligné comme inquiétant le nombre d’enseignants souhaitant quitter le 1er Cycle, «plus de 1 800», ainsi que l’Éducation spéciale (242), deux groupes dans lesquels le manque d’enseignants est «très significatif».

«Bien qu’il soit vrai que le 1er Cycle compte un nombre élevé de candidats (au-dessus de 7 000), il est également connu que ces candidats postulent en plus grand nombre, simultanément, pour des groupes d’autres niveaux d’enseignement», a alerté la Fenprof.

En Éducation préscolaire, en concours externe, on enregistre «le plus grand nombre de candidats de tous les groupes de recrutement», presque 7 900.

Selon la même source, il est possible de vérifier que les éducateurs de la petite enfance du secteur privé, des IPSS et des Miséricordes cherchent à quitter ces sous-systèmes, où les conditions de travail et les salaires sont «beaucoup plus dévalorisés que dans le secteur public».

Pour la Fenprof, le Gouvernement commet «une erreur énorme» en ne développant pas le réseau public de jardins d’enfants, «misant sur des contrats d’association avec le privé qui a de plus en plus de difficultés à recruter des professionnels qualifiés».

Dans le concours externe, 7 646 enseignants sont intégrés à la première priorité, c’est-à-dire qu’ils sont couverts par la soi-disant «norme de blocage» ou par «l’intégration dynamique», des mécanismes prévus dans le régime de concours approuvé en 2023.

Selon l’analyse de la Fenprof, les nouveaux candidats, c’est-à-dire des enseignants qui n’ont pas 365 jours de service ces six dernières années, sont au nombre de 20 996, et «il est peu probable qu’il y ait des places disponibles pour leur admission dans le cadre».

Au prochain Gouvernement, la priorité revendicative que la Fenprof souhaite présenter sera la révision du Statut de la carrière enseignante, un processus qui, selon la fédération syndicale, «ne pourra pas être repoussé à 2027 ou encore plus tard».