Fenprof avec une direction bicéphale (avec les actuels secrétaires généraux adjoints)

Les noms des deux successeurs possibles de Mário Nogueira, qui a occupé le poste de secrétaire général pendant les 18 dernières années, ont été annoncés aujourd’hui lors d’une conférence de presse tenue au Forum Lisboa.

La liste, qui sera proposée au 15e congrès, a été unanimement approuvée et prévoit comme futurs dirigeants Francisco Gonçalves, du syndicat des enseignants du Nord et membre de l’agrupamento Gonçalo Mendes da Maia, à Maia, et José Feliciano Costa, du syndicat de Lisbonne et de l’Agrupamento de José Afonso, à Moita.

Le prochain secrétariat national de la Fenprof « va maintenir un modèle collégial », a révélé Mário Nogueira, en expliquant que les actuels secrétaires généraux adjoints seront ainsi les deux noms proposés pour élection au congrès qui se tiendra en mai.

Dans la liste du secrétariat de la Fenprof, le Conseil national de la Fenprof « devra continuer à être dirigé par une professeure : Anabela Sotaia », du syndicat de la région centre et figure de la CGTP.

Le Congrès est l’organe qui élit les organes de direction, mais il servira également à approuver un programme d’action pour le nouveau mandat qui débutera le 18 mai, ainsi qu’une résolution pour l’action revendicative, avec les objectifs qu’ils poursuivront lors du prochain mandat et ce qu’ils feront « dans un avenir plus proche », a expliqué Mário Nogueira.

Lors de la conférence de presse, le secrétaire général a déjà avancé certains des thèmes qui seront débattus, comme la révision du statut de la carrière enseignante, les carrières des enseignants du supérieur, les problèmes vécus dans l’enseignement privé et coopératif ou la question des retraités.

Des motions seront également approuvées, qui ne seront pas étrangères à la vie des enseignants et des syndicats, « comme la question de la paix », l’environnement et les enjeux climatiques ou « la nécessité d’inclusion de tous, qu’il s’agisse de handicap, des immigrants, des réfugiés ou de ceux qui, pour des questions de genre, ont une identité différente » et la défense de la démocratie.

Le 15e congrès se tient deux jours avant les élections législatives : « C’est mieux ainsi, car nous ne connaissons pas encore les résultats des élections ni le Gouvernement qui en découlera, mais nous savons que, quel qu’il soit, le cahier revendicatif des enseignants ne changera pas ».

La Fenprof a déjà demandé des réunions aux partis politiques, qui commencent le 15 avril, pour tenter qu’ils « prennent des engagements ».

Le Congrès se tient à Lisbonne avec plus d’un demi-millier de délégués, dont 76,3 % ont été élus par les enseignants lors de réunions dans les écoles, a souligné Mário Nogueira.

La rencontre va réunir des enseignants du monde entier, car dans la Fenprof « il n’y a pas de place pour l’extrême droite, les discours de haine ou l’intolérance », a précisé le leader actuel de la plus grande structure syndicale représentative des enseignants.

À la veille du Congrès, un séminaire international se tiendra au siège de la Fenprof.