FAP envoie aux partis un cahier avec des mesures à mettre en œuvre jusqu’en 2028.

«Les partis politiques doivent placer les intérêts de la prochaine génération avant ceux des prochaines élections, en unissant leurs efforts pour garantir la gouvernance et la stabilité politique», peut-on lire dans le cahier des charges adressé aux partis politiques se présentant aux élections législatives, prévues pour le 18 mai.

Le document, auquel Lusa a eu accès, se divise en trois thématiques, à savoir Promouvoir l’Égalité des Chances, Valoriser l’Enseignement Supérieur et Garantir l’Émancipation des Jeunes.

Dans le chapitre dédié à l’Émancipation des Jeunes, la FAP fixe comme objectifs la réduction de moitié de l’émigration des jeunes qualifiés d’ici 2030, l’augmentation du salaire réel des jeunes diplômés et la baisse, en trois ans, de l’âge moyen de départ de la maison des parents.

«Entre 2019 et 2023, plus de 83 000 jeunes âgés de 15 à 39 ans ont émigré du Portugal. La valorisation des politiques de jeunesse et de l’enseignement supérieur doit être une cause commune à tous les partis politiques, un objectif national», déclare, cité dans le communiqué, le président de la FAP, Francisco Porto Fernandes.

Pour atteindre ces objectifs, une série de mesures est proposée, parmi lesquelles la mise en place d’un Programme National de Valorisation des Jeunes qui doit, entre autres, inclure l’extension de la mesure «Regressar», avec une exonération de 50% de l’IRS sur les revenus du travail, des entreprises ou des professions pour tous ceux qui résident hors du territoire national depuis au moins trois années consécutives.

Ce programme doit aussi inclure la modification du régime d’exonération de l’IRS Jeune pour que les travailleurs étudiants ne soient pas pénalisés, «en comptant la période d’exonération à partir du dépôt de la première déclaration d’IRS sans être considéré comme personne à charge ou à partir de la première année suivant l’achèvement d’une licence ou d’un master».

Dans le chapitre consacré à la Valorisation de l’Enseignement Supérieur, la FAP fixe comme priorités : Renforcer le rôle de l’Enseignement Supérieur en tant que pilier fondamental du développement économique et social, réviser le Régime Juridique des Institutions de l’Enseignement Supérieur et investir 3% du PIB en Innovation et Développement.

Pour réaliser certains de ces objectifs, il est proposé, entre autres mesures, la réduction de la charge horaire dans les cycles de formation et la mise en œuvre de la semaine de quatre jours dans l’Enseignement Supérieur «pour favoriser une meilleure conciliation entre la vie académique, personnelle et professionnelle des étudiants, ainsi que pour renforcer l’autonomie dans le processus d’apprentissage».

En ce qui concerne la promotion de l’égalité, la FAP fixe comme objectifs la restructuration du système d’action sociale, le renforcement des aides pour la fréquentation et le maintien dans l’Enseignement Supérieur, l’abolition de mesures d’«efficacité douteuse» et la redistribution des ressources vers des politiques avec un impact sur la lutte contre les inégalités d’accès.

Pour concrétiser ces priorités, quatre propositions sont présentées, parmi lesquelles «mettre à jour la valeur de la bourse de référence de 11 à, au moins, 13 IAS, pour provoquer une augmentation réelle de la valeur des bourses et en réponse aux hausses successives du salaire minimum national».

«Ce sont des opportunités décisives pour un changement structurel, mais aucun objectif ne peut être atteint sans volonté politique. Valoriser l’enseignement supérieur et les politiques de jeunesse ne peut pas être une note de bas de page dans les programmes électoraux, cela doit être un objectif national», ajoute le président de la FAP.