Dans un communiqué signé par le coordinateur Miguel Azevedo, le MCD indique qu’à Lisbonne, le groupe scolaire Frei Gonçalo de Azevedo, à São Domingos de Rana, déclare ne pas avoir de places disponibles, tandis que le groupe scolaire IBN Mucana, à Alcabideche, reste silencieux, n’ayant pas répondu aux demandes d’inscription des familles.
Dans la région de Porto, selon le mouvement, les problèmes se répètent avec les groupes scolaires de Pedrouços, à Maia, et d’Ermesinde, à Valongo, qui continuent de diriger les élèves vers le groupe scolaire d’Águas Santas, à Maia, qui dépasse déjà les 150 élèves concernés par le Décret-Loi n° 54/2018, un chiffre qui rend impossible toute politique inclusive.
Le groupe scolaire Sophia de Mello Breyner, à Vila Nova de Gaia, compte déjà plus de 50 élèves aux besoins spécifiques, étant « inondé » de cas envoyés d’autres groupes du district qui pratiquent la même approche d’éloignement des élèves au lieu de les intégrer, ajoute le MCD.
Le MCD avertit que ce « ne sont que quelques exemples documentés, sachant qu’il existe de nombreux autres cas similaires à travers le pays », exigeant ainsi « une action ferme et transparente » du ministère de l’Éducation pour forcer tous les groupements scolaires à respecter la loi, sous peine de continuer à faire croître des « ghettos » éducatifs qui séparent précisément les élèves que la législation s’est engagée à inclure.
Le mouvement souligne que le Décret-Loi n° 54/2018, du 06 juillet, consacre le principe de l’éducation inclusive, obligeant les écoles à élaborer des Rapports Techniques-Pédagogiques, à faire intervenir des équipes pluridisciplinaires et à adopter des mesures de soutien à l’apprentissage et à l’inclusion.
Les décrets normatifs qui régissent la constitution de classes établissent que lorsque les rapports identifient le besoin d’une classe réduite, celles-ci ne peuvent dépasser 20 élèves et ne peuvent intégrer que deux élèves nécessitant cette réduction, chaque élève devant rester dans la classe au moins 60% du temps scolaire (pouvant donc bénéficier de mesures spécifiques dans d’autres contextes jusqu’à 40% du temps), souligne le MCD.
Lusa a essayé d’obtenir une réaction du ministère de l’Éducation, de la Science et de l’Innovation, mais cela n’a pas été possible jusqu’à présent.
Aujourd’hui, à Lisbonne, le ministre de l’Éducation, de la Science et de l’Innovation a admis qu’à l’instar d’autres dimensions du système éducatif, l’éducation inclusive présente aussi des lacunes, mais il s’est engagé à renforcer les moyens disponibles dans les écoles.
« Je reconnais qu’il y a des besoins qui peuvent ne pas être satisfaits, comme d’ailleurs dans notre système éducatif où il y a de nombreuses dimensions qui présentent encore des insuffisances », a déclaré Fernando Alexandre, s’adressant aux journalistes à la fin de la cérémonie de signature d’accords de collaboration avec les municipalités pour l’ouverture de nouvelles classes de pré-scolaire.
La session s’est déroulée dans les locaux du ministère de l’Éducation, de la Science et de l’Innovation où, devant l’entrée, des dizaines de familles manifestaient à ce moment-là pour exiger des conditions pour leurs enfants ayant des besoins éducatifs dans des écoles dépourvues de suffisamment d’enseignants et de personnel.
