Dans un communiqué, la structure syndicale souligne principalement le manque de professeurs, considérant que la situation a eu « une évolution négative au cours de cette année scolaire ».
Selon le syndicat, la continuité de Fernando Alexandre à la tête du ministère de l’Éducation, de la Science et de l’Innovation assure au responsable un « connaissance approfondie de la maison » et des défis qui persistent, notamment celui du manque de professeurs.
Une situation que la Fenprof indique s’être aggravée, compromettant le fonctionnement des écoles et le droit de milliers d’élèves à la réussite éducative.
D’après les données recueillies par la fédération, basées sur le nombre d’horaires hebdomadaires en contrat d’école, le nombre d’élèves sans tous leurs professeurs a augmenté par rapport à l’année scolaire précédente.
Même avec le recours à des heures supplémentaires et à la contractualisation de personnes non qualifiées (prévues dans le Plan + cours + réussite), « la situation s’est détériorée », affirme la Fenprof.
Face à ce scénario, et étant donné que, selon la structure syndicale, les prévisions pour 2025 prévoient plus de quatre mille départs à la retraite tandis que le nombre de nouveaux professeurs pourrait ne pas dépasser un quart de ce total, « rendre la profession enseignante attrayante doit constituer une priorité absolue du nouveau gouvernement ».
Elle soutient également que valoriser la profession enseignante est le seul moyen d’inverser cette situation, soulignant l’urgence d’attirer les jeunes vers la carrière et de créer des conditions pour le retour de milliers de ceux qui l’ont abandonnée.
« Ce ne sera possible qu’avec des mesures concrètes », envisage-t-elle, donnant l’exemple de la révision du statut de la carrière enseignante.
Dans la note diffusée après l’annonce de la nouvelle équipe ministérielle – qui est passée de trois à quatre secrétaires d’État, avec la création d’un nouveau portefeuille pour l’Enseignement supérieur – la Fenprof met en avant la nécessité de corriger « les problèmes qui affectent encore la carrière actuelle », à savoir le comptage intégral du temps de service, l’élimination des dépassements et la compensation des enseignants qui n’ont pas pu récupérer le temps de service gelé.
La structure syndicale prône une structure de carrière sans obstacles dans la progression et de moindre durée, la « valorisation matérielle » de la carrière enseignante, la reconnaissance de l’usure de la profession, un « régime juste » de retraite et un modèle d’évaluation de performance formatif « et non punitif », ainsi que le respect des limites légales du temps de travail.
Lors de la première réunion avec la nouvelle équipe ministérielle, la Fenprof indique qu’elle présentera ses propositions pour une négociation « sérieuse et effective », réaffirmant sa totale disponibilité et son engagement à résoudre les problèmes réels des enseignants, de l’école publique, de la science et de l’enseignement supérieur.
Elle mettra sur la table « les questions urgentes » de l’enseignement supérieur, par exemple la révision du Régime juridique des institutions d’enseignement supérieur (RJIES) et des carrières enseignante et de recherche, ainsi que la lutte contre la précarité, en particulier dans les domaines de la science et de la recherche.
La Fenprof promet qu’elle sera attentive à d’autres aspects qui figurent dans le programme électoral de l’AD, en particulier l’intention de professionnaliser le poste de directeur, d’approfondir le processus de transfert de compétences aux municipalités, de revenir sur les « contrats d’association immoraux » et de réviser la Loi de bases du système éducatif.
« Toutes ces mesures pourraient avoir un impact encore plus négatif que celui prévu initialement si la réforme de l’État, pour laquelle un ministère a été créé, suit le scénario présenté par Passos Coelho et Paulo Portas en 2013 », affirme-t-elle.