« De manière générale, l’ERSE considère que la proposition de PDIRD-E 2024 est appropriée », peut-on lire dans l’avis du régulateur de l’énergie, publié aujourd’hui.
La proposition en question prévoit, pour la période de 2026 à 2030, un investissement total de 1 607,6 millions d’euros en coûts totaux, afin de répondre aux défis posés aux réseaux de distribution par la décarbonisation et l’électrification.
Cependant, l’ERSE a identifié certains aspects où la proposition pourrait être améliorée pour « rendre plus claire l’adoption de certaines options technologiques ».
Le régulateur recommande ainsi de mettre en lumière le niveau auquel il est prévu de recourir à des modèles dynamiques de gestion intelligente des réseaux et que l’opérateur du Réseau National de Distribution présente une estimation annuelle de l’extension du réseau qu’il envisage d’exploiter.
En outre, il suggère que l’opérateur identifie de nouveaux cas de « recours potentiel » à des solutions de flexibilité et qu’il approfondisse sa connaissance des méthodologies de planification basées sur des critères probabilistiques.
Concernant l’investissement dans le renouvellement des actifs, l’ERSE a jugé appropriée l’option d’adopter une méthodologie basée sur la condition physique des actifs plutôt que sur leur âge.
Toutefois, il a défendu que la réponse aux besoins d’investissement devrait être échelonnée dans le temps, permettant ainsi de « lisser l’impact de cet investissement sur les tarifs ».
En ce qui concerne les investissements pour répondre aux problèmes du réseau nécessitant une solution immédiate, l’ERSE a estimé que cette décision pourrait bénéficier de « l’adoption d’une gestion prédictive des incidents et de la condition des actifs ».
Pour cela, la version finale de la proposition de PDIRD-E 2024 doit refléter les gains d’efficacité et une amélioration des montants inscrits.
« Sur les besoins d’investissement axés sur la qualité du service technique, bien que des progrès aient déjà été réalisés dans ce domaine, l’ERSE recommande que, dans la version finale de la proposition de PDIRD-E 2024, soient identifiées les situations d’alimentation des réseaux de BT [basse tension] où il pourrait être nécessaire de renforcer l’alimentation à partir du réseau MT [moyenne tension] », est-il ajouté.