Des salaires aux carrières, voici ce que propose le nouvel accord de la Fonction Publique

Des salaires aux carrières, voici ce que propose le nouvel accord de la Fonction Publique

Cet accord prolonge les engagements pris en matière de mises à jour salariales dans l’accord pluriannuel actuellement en vigueur et signé en octobre 2024 avec la Fesap et le Front Syndical, dirigé par le STE, jusqu’à la fin de la législature, mais apporte des nouveautés sur des sujets tels que l’indemnité de repas ou la révision de certaines carrières.

 

La Frente Comum, affiliée à la CGTP, n’a pas signé cet accord, déclarant qu’elle ne peut accepter « des accords qui nuisent aux travailleurs », et défie le gouvernement d’ouvrir « un autre processus de négociation extraordinaire ».

Voici les principales mesures de cet accord :

L’accord garantit une augmentation minimale de 238,14 euros jusqu’en 2029

Avec cet accord, le gouvernement maintient les objectifs d’augmentation générale des salaires de la fonction publique et étend l’horizon temporel de couverture, l’accord actuel étant en vigueur jusqu’en 2028.

Ainsi, pour 2026, l’accord prévoit des augmentations salariales de 2,15 %, avec un minimum de 56,58 euros.

Pour 2027, 2028 et 2029, l’accord fixe des augmentations salariales de 2,30 %, avec un minimum de 60,52 euros.

Selon le gouvernement, cette trajectoire se traduit par « une augmentation minimale de 238,14 euros » durant cette législature.

La base salariale de l’administration publique augmente à 934,99 euros cette année

En ce qui concerne la base salariale de l’administration publique (BRAP, communément appelée le salaire minimum de l’État), il est prévu qu’elle suive « la valorisation annuelle convenue en ce domaine ».

Ainsi, elle augmente à 934,99 euros en 2026, soit une augmentation de 6,44 % par rapport à la période homologue (lorsqu’elle était de 878,41 euros).

Comparée au salaire minimum national, fixé à 920 euros, c’est 14,99 euros de plus.

En suivant cette trajectoire, il est prévu qu’elle atteigne euros 1.116,55 euros en 2029.

L’indemnité de repas augmente de 15 centimes par an jusqu’en 2029

L’actualisation de l’indemnité de repas était l’une des principales revendications des structures syndicales, puisque la dernière augmentation de l’indemnité de repas des travailleurs de l’administration publique avait été effectuée en 2023 lors du gouvernement d’António Costa, passant à six euros.

De cette façon, le nouvel accord prévoit qu’elle passe à 6,15 euros par jour en 2026, à 6,30 euros par jour en 2027, à 6,45 euros par jour en 2028 et à 6,60 euros par jour en 2029.

Cependant, l’accord stipule que cette trajectoire « pourra être évaluée », dans le cadre « du processus de négociation collective annuelle respectif », en cas de « changements substantiels chaque année, dans l’indice des prix à la consommation [IPC] ».

Révision de l’indemnité de déplacement et du transport en service discutée

L’accord prévoit la révision du régime de l’indemnité de déplacement et du transport en service public, « pendant l’année 2026, avec le début du processus de négociation au deuxième trimestre de 2026 », selon l’accord auquel Lusa a eu accès.

Il est à rappeler que dans l’accord signé en 2024, le gouvernement s’était engagé à « revisiter entièrement le régime établissant des normes relatives à l’indemnité de déplacement et de transport pour les déplacements en service public, durant l’année 2026, en vue de son application progressive durant 2027 », ceci malgré « la valorisation immédiate des montants d’indemnité de déplacement, de 5 %, à partir de janvier 2025 ».

Le gouvernement envisage la révision des carrières des sauveteurs et de la médecine légale

Si l’accord précédent prévoyait déjà d’accélérer la révision de certaines carrières non révisées, dans l’accord actuel, le gouvernement s’engage à revoir les carrières d’inspection (avec le début du processus de négociation prévu pour ce mois) et affirme qu’une révision éventuelle de la carrière des membres d’équipage de bateaux de sauvetage et de la carrière de médecine légale est « à l’étude ».

Le gouvernement renforce son engagement à revoir les carrières générales à partir de 2027

Comme déjà prévu, le gouvernement s’engage à « réévaluer, restructurer et valoriser les carrières générales, supprimant des concepts temporaires et transitoires, dans un processus qui débutera à partir de 2027 ».

D’autre part, il s’engage à « évaluer la possibilité de révision de l’Accord Collectif sur les Carrières Générales (ACT n.º 1/2009) ».

Bien qu’il ne précise pas les modalités, selon ce que le secrétaire général de la Fesap avait transmis à la sortie de la dernière réunion, l’objectif est que cet accord prenne en compte des matières liées à la formation ou au télétravail.

Le gouvernement souhaite réviser le SIADAP à partir du second semestre de cette année

Avec cet accord, le « gouvernement s’engage à développer des travaux visant à élaborer des propositions participatives pour la révision du système d’évaluation des performances des travailleurs de l’administration publique à partir du 2nd semestre de 2026 ».

Par ailleurs, il s’engage aussi à « promouvoir l’évaluation et la révision des normes en vigueur, qui adaptent le SIADAP aux réalités spécifiques des services publics, les adaptant aux changements que le Décret-Loi n.º 12/2024, du 10 janvier a imprimés dans la Loi n.º 66-B/2007, du 28 décembre, notamment pour les carrières faisant l’objet de révision et/ou de valorisation ».

Révision du statut du personnel dirigeant dès ce trimestre

Selon cet accord, le gouvernement souhaite entamer les négociations pour la révision du statut rémunérateur du personnel dirigeant des services et organismes de l’administration centrale, régionale et locale de l’État, dès le premier trimestre de 2026.

Le gouvernement souhaite présenter les conclusions de l’impact de l’accélérateur de carrières et du temps de service encore cette année

Le gouvernement s’engage à « présenter les principales conclusions de l’évaluation de l’impact et des résultats obtenus par l’application de l’Accélérateur de Carrières et la Récupération du temps de service, ainsi que la présentation et le suivi des propositions d’ajustements jugées adéquates » durant cette année.

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