Dépenses liées aux prestations de chômage en hausse (et détérioration du marché)

Selon la CGE de 2024, récemment publiée par la Direction générale du Budget (DGO), les dépenses liées aux prestations de chômage ont atteint 1,591,1 million d’euros en 2024, soit une augmentation de 17,3 % par rapport à l’année précédente.

Cette hausse, lit-on dans le rapport de la CGE, s’explique principalement par l’augmentation de 170,1 millions d’euros (+16 %) des dépenses liées aux allocations de chômage, 52,1 millions d’euros concernant la garantie salariale et 11,3 millions d’euros pour la compensation salariale en cas de suspension temporaire de contrat de travail (‘chômage partiel’).

« L’augmentation des dépenses reflète, d’une part, une certaine dégradation du marché du travail, qui, bien qu’elle ne soit pas visible dans les données de l’Institut national de la statistique relatives à la population sans emploi entre 16 et 74 ans, est constatée par une baisse de 20,2 % des offres d’emploi et une hausse de 5,8 % du chômage enregistré auprès de l’Institut de l’emploi et de la formation professionnelle à la recherche d’un nouvel emploi », indique le document.

À cela s’ajoute l’augmentation du pourcentage de chômeurs bénéficiant de l’allocation chômage — qui était de 52 % en 2024, contre 49,6 % en 2023 — ce qui a conduit à une hausse de 16 % de leur nombre, ainsi qu’une augmentation de 4,5 % de la prestation moyenne de l’allocation, reflétant l’augmentation des rémunérations par travailleur et, notamment, du salaire minimum, selon la CGE, pour conclure que « l’effet combiné de la croissance des bénéficiaires et des prestations détermine l’augmentation de 16 % des dépenses liées à l’allocation de chômage ».

L’allocation de chômage spécifique attribuée pour salaires impayés a également augmenté en 2024, passant à 24,9 % en termes homologue. Malgré cette hausse, l’impact en termes de dépenses a été minime (1,7 million d’euros).

En revanche, les dépenses liées à l’allocation sociale de chômage ont diminué de 2,07 %, en raison de la réduction de 10,1 % des bénéficiaires de la prestation subséquente, contribuant à atténuer l’augmentation globale des dépenses totales liées aux prestations de chômage en 2024.

Selon la CGE, la hausse des dépenses liées à la garantie salariale, pour le paiement des dettes à des salariés d’entités employeurs en situation d’insolvabilité ou de difficulté économique, a presque doublé, tandis que le ‘chômage partiel’ a touché 36,4 % de travailleurs en plus en 2024 par rapport à 2023.