Un document présenté aujourd’hui lors du Conseil Supérieur de la Sécurité Intérieure indique qu’au cours de l’année dernière, 343 crimes liés à l’immigration illégale ont été enregistrés au Portugal, soit une diminution de 144 par rapport à 2024, ce qui représente une baisse de 29,6%. Il y a dix ans, le nombre s’élevait à 541.
On observe également une baisse du nombre d’arrestations, avec 12 personnes arrêtées pour trafic de personnes (soit 11 de moins qu’en 2023) et huit pour aide à l’immigration illégale (soit 34 de moins qu’en 2023).
Le nombre de suspects accusés dans le cadre de ces crimes a augmenté : 43 personnes ont été mises en examen pour trafic de personnes, soit 13 de plus qu’en 2023, et 138 pour aide à l’immigration illégale, soit 23 de plus qu’en 2023.
Concernant les victimes de ces types de crimes, l’Observatoire du Trafic des Êtres Humains (OTSH) a constaté une diminution des signalements. 355 signalements ont été enregistrés, soit 45% de moins qu’en 2023. Parmi ceux-ci, l’OTSH a reconnu 213 victimes comme valides, principalement liées à l’exploitation du travail à Beja, Faro et Viana do Castelo. Le RASI souligne qu’à Faro, contrairement aux autres localités, le soupçon d’exploitation est de nature sexuelle et non professionnelle.
Parmi les signalements adressés à l’OTSH, on compte 24 mineurs, moins que les 52 enregistrés en 2023, avec une moyenne d’âge de 8 ans et une finalité présumée d’exploitation ou d’adoption illégale.