Crimes environnementaux : PJ effectue des perquisitions à la Chambre d’Ourém, dans des entreprises et plus

Crimes environnementaux : PJ effectue des perquisitions à la Chambre d'Ourém, dans des entreprises et plus

La Police Judiciaire (PJ) a effectué, ce mercredi, des perquisitions à la mairie d’Ourém et dans trois sociétés industrielles, en plus de perquisitions domiciliaires. Au total, 25 mandats ont été exécutés.

 

Dans une note publiée par la PJ, les enquêtes en cours dans le cadre de cette opération, baptisée ‘Terra Limpa’, « visent à enquêter sur des faits susceptibles de constituer des crimes de violation des règles urbanistiques, de pollution avec danger commun, de corruption, de fraude dans l’obtention de subventions ou d’aides et de blanchiment de capitaux ».

« Selon l’enquête, plusieurs entreprises appartenant au même groupe auraient mené des activités industrielles en pleine réserve écologique nationale, sans les licences de fonctionnement et permis de construire nécessaires, dont l’activité pourrait avoir causé des dommages écologiques potentiels », précise la PJ.

Ce qui est en jeu

La PJ explique qu’en jeu se trouve la procédure ayant conduit à la construction illégale d’une unité industrielle intégrée dans un complexe de grande taille, située dans la catégorie des Espaces d’Exploitation des Ressources Géologiques – Espaces Forestiers de Conservation, ainsi que dans une zone de Protection de Réserve Écologique Nationale, localisée dans la municipalité d’Ourém.

« Cette unité industrielle est en activité, avec de forts soupçons que des déchets auraient également été déposés clandestinement dans la zone », spécifient-ils encore.

En plus de cela, il est également question de la présentation de candidatures à des subventions de fonds européens, notamment dans le cadre du Fonds Social Européen (FSE), du Fonds Européen de Développement Régional (FEDER), et du Programme de Relance et de Résilience (PRR). La PJ explique que sont sur la table des licences de fonctionnement et des permis de construire provisoires, émis par la mairie d’Ourém.

« Les subventions visaient à soutenir la recherche industrielle, à promouvoir le développement expérimental, la transformation numérique et l’internationalisation des entreprises, et à améliorer leur durabilité environnementale », peut-on lire dans la note, qui indique que les projets en question impliquent des subventions d’une valeur de 19 millions d’euros, dont au moins 5,5 millions d’euros ont déjà été versés.

« La Police Judiciaire, dans les enquêtes dirigées par le DIAP d’Évora et le Parquet Européen, poursuivra l’investigation avec l’analyse des preuves maintenant recueillies, de nature environnementale, documentaire et numérique, visant à établir entièrement toutes les conduites criminelles, leur ampleur complète et, de même, leur conclusion rapide », assurent les autorités.

Dans l’opération Terra Limpa, ont participé 62 enquêteurs criminels et spécialistes de police scientifique de la PJ, cinq magistrats du ministère public, un magistrat du Parquet Européen, quatre experts du Centre d’Assistance Technique de la PGR et 11 inspecteurs de l’Inspection Générale de l’Agriculture, de la Mer, de l’Environnement et de l’Aménagement du Territoire (IGAMAOT).

L’opération a également bénéficié du soutien de la Direction du Centre, de l’Unité d’Expertise Technologique Informatique, de l’Unité d’Expertise Financière et Comptable et de l’Unité d’Armement et de Sécurité.

Leia Também: « Preventiva e informativa ». PJ « lamenta » má interpretação de publicação