Condamné à la prison pour avoir tenté de tuer un bébé et sa compagne à Mirandela

L’arrêt de jugement, consulté aujourd’hui, a prononcé une peine de 12 ans pour la tentative de meurtre d’un enfant, alors âgé de sept mois, et de neuf ans pour avoir tenté de tuer la mère du bébé, âgée de 19 ans, avec laquelle l’accusé entretenait une relation.

 

En cumul juridique, la peine infligée est de 16 ans de prison effective, l’accusé ayant été acquitté des accusations de violence domestique et de menace aggravée, ainsi que de tentative de meurtre qualifié.

La mère de l’enfant, également accusée dans ce procès, a été condamnée à deux ans et six mois de prison, peine suspendue pour trois ans avec mise à l’épreuve, pour violence domestique.

La femme devra suivre des programmes de prévention de la violence domestique, crime pour lequel elle a été jugée, sous forme aggravée. Elle devra également verser une indemnisation de 4.000 euros.

En termes de dédommagements, le collectif de juges a décidé que l’accusé sera tenu de payer un total de 89.300 euros, la plus grande part allant à l’enfant, désormais âgé de 2 ans et confié aux soins de son père biologique.

Les faits remontent à l’aube du 23 novembre 2023, dans une maison située à Vila Novas das Patas, dans la municipalité de Mirandela, district de Bragança.

Il est précisé dans l’acte d’accusation émis par le ministère public que « à plusieurs occasions, [les accusés] ont fumé de la cocaïne en présence du bébé de l’accusée. Et qu’après une nouvelle dispute, tenant l’enfant dans ses bras, l’accusée l’a jeté sur le lit ».

Le beau-père souffre d’une maladie psychiatrique, a détaillé le ministère public.

À l’été 2023, les accusés ont entamé une relation amoureuse et ont commencé à vivre en union de fait, le bébé vivant avec eux.

Ainsi, selon le ministère public, à la date des crimes, les accusés ont fumé du crack en présence du bébé « jusqu’à ce que le soir, après une dispute entre le couple, l’accusé, brandissant un canif utilisé pour couper la pierre de crack, ait donné plusieurs coups atteignant sa compagne (accusée) dans la région abdominale ».

Ensuite, l’accusé « a pris le bébé et en utilisant le canif, lui a donné plusieurs coups qui l’ont atteint à l’abdomen et au dos, provoquant plusieurs perforations nécessitant son transport d’urgence par hélicoptère à l’hôpital ».

La mère de l’accusé, réalisant la situation, a tenté d’intervenir, son fils l’ayant menacée de mort.

Avec la Garde nationale républicaine (GNR) sur les lieux, « l’accusé a lancé le bébé contre un matelas qui se trouvait sur le sol », a encore décrit le ministère public dans l’acte d’accusation émis en mai de l’année dernière.

« L’accusé a agi dans l’intention de tuer sa compagne (accusée) et son fils, n’ayant échoué que pour des raisons indépendantes de sa volonté », tel était la conviction exprimée par cette autorité.

L’accusé a été en détention préventive durant tout le procès et continuera d’être privé de liberté jusqu’à ce que le jugement devienne définitif.

La mère de l’enfant devra maintenir un engagement de présidence et résidence (TIR) jusqu’à l’extinction de sa peine.