« Ces critères (pour l’admission par consensus) impliquent une permanence dans un Service d’Urgence (SU) avec une charge horaire incompatible avec l’exercice à temps plein à l’INEM, puisque ce dernier n’est pas officiellement assimilé à un SU, ce qui signifie l’exclusion automatique des médecins du cadre de l’INEM de l’attribution de cette spécialité », a affirmé la structure représentative des travailleurs, dans un communiqué.
Selon cette source, bien qu’il existe des délibérations de la Direction Générale de la Santé (DGS) qui reconnaissent l’équivalence fonctionnelle du Service des Hélicoptères d’Urgence Médicale et du Centre de Coordination des Patients Urgents (CODU) à un SU de niveau 1, cette orientation « ne trouve pas de soutien dans la législation en vigueur ».
Pour la Commission des Travailleurs (CT), la situation compromet la reconnaissance des médecins exerçant à l’INEM.
« Cette décision surprend énormément les professionnels de la carrière médicale de l’INEM, étant donné que c’est l’INEM lui-même qui régule le système d’urgence médicale au Portugal », mentionne le document.
Les travailleurs estiment que pourrait également être compromise la formation future des médecins internes de cette spécialité, « puisque le plan de formation préconise l’intégration de stages à l’INEM pour leur conclusion ».
« Selon les normes définies par l’Ordre des Médecins (valables pour toutes les spécialités), la formation doit être assurée par des médecins spécialistes et dans des institutions dotées d’aptitude à la formation, ce qui, en raison de l’approbation récente des Critères d’Admission par Consens à la Spécialité de Médecine d’Urgence et d’Émergence, empêche l’INEM d’avoir ces spécialistes dans ses cadres et ne lui donnera pas, en conséquence, l’aptitude à la formation ni les conditions pour recevoir des internes, compromettant ainsi la conclusion future des médecins de cette spécialité », argue la Commission des Travailleurs.
« La situation est encore plus grave et surprenante du fait que l’INEM était représenté par un membre expressément désigné par le président du conseil d’administration de l’Institut, qui apparemment n’aurait pas pris cette question en compte de manière opportune, s’étant concentré uniquement sur la question formative, qui n’affecte ou ne relève en rien de l’Institut », ajoute la CT.