La Caixa Geral de Depósitos (CGD) a affirmé aujourd’hui à l’agence Lusa respecter les dispositions de l’accord d’entreprise (AE) concernant le paiement des frais de déplacement lors des transferts temporaires de travailleurs entre agences, ce qui a motivé une plainte syndicale.
« Selon la Caixa, chaque fois que les collaborateurs sont temporairement affectés à une autre agence, quelle que soit la durée, s’applique ce qui est prévu à l’alinéa b) du numéro 9 de la clause 44 [mobilité], où il est clair que l’entreprise prendra en charge les frais de déplacement : ‘En cas d’impossibilité ou d’inadéquation des horaires de transports collectifs, le travailleur qui utilise son propre véhicule sera indemnisé à hauteur de 25 % du montant établi dans la clause 61, n° 1, alinéa d) », a déclaré une source officielle de la banque publique.
Selon une note écrite envoyée à Lusa, il est prévu à la clause 61 (frais de déplacement), alinéa d), que ce montant est de 0,50 euro par kilomètre (Km). Il en résulte que « pour les transferts temporaires (mobilité) le montant à appliquer est de 0,125 euro par km ».
La réponse de la CGD intervient après que le Syndicat des Travailleurs des Entreprises du Groupe Caixa Geral de Depósitos a annoncé avoir intenté une action en justice contre la banque pour violation des normes de l’AE, accusant l’administration de violer la convention collective en vigueur dans l’entreprise « en matière de paiement du surcoût des frais de déplacement » lorsque les travailleurs sont temporairement transférés de leur lieu de travail.
Dans le communiqué diffusé aujourd’hui, le syndicat affirme que « au fil des ans, lors des transferts temporaires de lieu de travail, la CGD a toujours pris en charge le surcoût des frais en véhicule personnel, lorsque l’usage des transports publics est incompatible, selon les termes établis dans l’accord d’entreprise, soit 0,50 euro par kilomètre ».
Cependant, selon le syndicat, « de manière unilatérale, la CGD a décidé d’appliquer aux transferts temporaires le régime des transferts définitifs, soit 0,125 euro par kilomètre, contredisant et pervertissant inexplicablement l’esprit de bonne foi avec lequel les clauses ont été mutuellement convenues ».
Considérant cette modification « abusive et illicite », la structure syndicale affirme qu’elle « cause des préjudices sérieux » aux travailleurs et « pose des difficultés de gestion de personnel aux hiérarchies ».
« Le montant payé par l’entreprise dans le cadre des transferts temporaires de lieu de travail ne suffit pas à couvrir les frais réels que ces travailleurs réalisent, notamment dans les zones où la couverture des transports publics est insuffisante ou à l’intérieur du pays, où les agences sont séparées par des dizaines de kilomètres », ajoute-t-il.
De plus, le syndicat accuse la CGD de violer les dispositions de l’AE concernant le préavis de transfert du lieu de travail, affirmant que les travailleurs « sont souvent transférés sans la communication préalable et obligatoire par écrit ».
Concernant cette situation, la Caixa précise qu’il est également prévu dans la clause 44 (mobilité), au numéro 5, « que l’entreprise doit communiquer par écrit le transfert avec un préavis minimum de 30 jours », et assure que la banque « respecte toujours ce préavis, à moins qu’un accord sur ce transfert n’existe ».