L’Institut national de la statistique (INE) a publié, mardi, de nouvelles données sur l’économie portugaise, tandis que le ministre d’État et des Finances, Joaquim Miranda Sarmento, a déjà fait savoir que la révision « marquée » de la dette publique est une « bonne nouvelle » et « un signe d’une trajectoire budgétaire prudente et responsable ».
Cependant, il y a plus que la dette publique, car il y a aussi de nouvelles données sur l’excédent budgétaire et sur le produit intérieur brut (PIB). Voici les quatre points essentiels :
1 – En fait, le ratio de la dette publique était de 93,6% en 2024 (inférieur aux estimations)
Le ratio de la dette publique s’est établi à 93,6% du produit intérieur brut (PIB) à la fin de 2024, au lieu des 94,9% calculés en mars, selon la notification de la Procédure des déficits excessifs remise à Bruxelles.
« La dette brute des administrations publiques aurait diminué à 93,6% du PIB (96,9% l’année précédente) », lit-on dans le document publié, mardi, par l’Institut national de la statistique.
Ce chiffre représente une révision des résultats rapportés dans la première notification de la Procédure des déficits excessifs publiée en mars, qui indiquait que le ratio de la dette publique par rapport au PIB s’était établi à 94,9% en 2024, le niveau le plus bas depuis 2009 (87,6%) et en dessous de la prévision de la loi de finances (95,9%).
2 – Le Portugal enregistre un excédent budgétaire de 1,9% au 2e trimestre
Le secteur des administrations publiques a enregistré un excédent de 1,9% du produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre de l’année, a informé l’Institut national de la statistique.
« Le solde des administrations publiques au deuxième trimestre de 2025 a atteint 1.412 millions d’euros, correspondant à 1,9% du PIB, ce qui se compare à 2,5% au même trimestre de l’année précédente », lit-on dans le communiqué statistique concernant les comptes nationaux trimestriels.
Les recettes ont augmenté de 4,6% en termes annuels, tandis que les dépenses ont progressé de 6,3%. En termes de recettes, on note une hausse des recettes fiscales sur la production et l’importation (6,6%) et des contributions sociales (1,9%), tandis que les recettes en capital ont augmenté de 53%, principalement en raison de l’augmentation des recettes du Plan de relance et de résilience (PRR).
D’autre part, en ce qui concerne les dépenses, on remarque la croissance des rémunérations des employés (7,7%), des charges d’intérêts (1,9%), des charges liées aux prestations sociales (4,7%) et de la consommation intermédiaire (2,4%). En revanche, la rubrique des dépenses relatives aux subventions a diminué de 12,2%.
3 – L’excédent de 2024 revu à la baisse
Par ailleurs, l’excédent des administrations publiques de 2024 a été revu à la baisse de 0,7% à 0,5% du PIB, selon la deuxième notification de la Procédure des déficits excessifs (PDE) publiée par l’INE.
« Selon les résultats provisoires obtenus dans cet exercice, les administrations publiques ont enregistré un solde positif de 1.451,4 millions d’euros en 2024, ce qui correspond à 0,5% du PIB (1,3% en 2023) », lit-on dans le document.
L’INE explique que ces révisions « résultent de l’incorporation des informations sous-jacentes au Compte général de l’État et essentiellement de la reprogrammation du Plan de relance et de résilience (PRR), qui visait à prolonger le délai pour atteindre l’objectif final, afin d’assurer la mise en œuvre efficace des investissements ».
4 – L’INE révise la croissance du PIB en 2024 de 1,9% à 2,1%
L’INE a également annoncé que l’économie portugaise a progressé de 2,1% en 2024, contre une estimation précédente de 1,9%, selon les comptes nationaux annuels publiés hier.
« Le produit intérieur brut a atteint 289,4 milliards d’euros en 2024, ce qui représente une croissance nominale de 7,1%, après l’augmentation de 10,8% enregistrée en 2023 », tandis qu’en termes réels, le PIB a augmenté de 2,1% en 2024, lit-on dans le document.

