« La première remarque que je souhaite faire concernant cette proposition présentée par le gouvernement à l’Assemblée de la République, la proposition de budget de l’État, est de satisfaction, car telle qu’elle est connue aujourd’hui – et je tiens à approfondir tous ses détails – mais, de manière plus large à ce jour, c’est une satisfaction », a déclaré José Manuel Bolieiro aux journalistes, à Ponta Delgada.
Selon la proposition du budget pour 2026 remise aujourd’hui au parlement, les Açores recevront 341,1 millions d’euros en vertu de la Loi de finances des régions autonomes, soit 21,9 millions de plus qu’en 2025.
Le chef du gouvernement régional des Açores, issu de la coalition PSD/CDS-PP/PPM, a ajouté que la proposition « ne compromet pas le pré-projet que le gouvernement des Açores a approuvé pour soumettre aux partenaires sociaux », à travers le Conseil économique social des Açores et les conseils de l’île.
« Toutes nos prévisions sont assurées, sur la base de cette proposition de budget de l’État et, par conséquent, elle ne compromet pas notre pré-projet de budget pour [20]26 de la Région autonome des Açores », a-t-il souligné.
Cependant, José Manuel Bolieiro a admis avoir « une insatisfaction », car c’est « encore un budget de l’État présenté sans un cadre de révision juste de la Loi de finances autonomes ».
« Et c’est pourquoi je ne suis pas d’accord avec l’idée de transferts extraordinaires, car, en réalité, ce que nous voulons, c’est une garantie juste de l’engagement de l’État envers le développement des Açores, envers la cohésion sociale et territoriale et même la compensation de la valeur que les Açores ajoutent au Portugal », a-t-il expliqué.
En outre, a-t-il ajouté, la région n’est pas « seulement la main tendue au pays en matière de besoin de soutien » pour la cohésion sociale et territoriale, de même qu’à l’Union européenne.
« Nous apportons une valeur ajoutée au pays et à l’Union européenne, qui doit être dûment rémunérée », a-t-il souligné.
Le chef du gouvernement des Açores a également déclaré être d’accord avec le choix du ministre des Finances et du gouvernement de la République pour que le budget de l’État « ne comporte pas de cavaliers budgétaires ».
José Manuel Bolieiro a également indiqué qu’il participera, le 30 octobre à Lisbonne, à une réunion du Conseil des ministres, où sera également présent le président du gouvernement régional de Madère, Miguel Albuquerque.
La réunion, qui se tient selon une suggestion qu’il avait faite au Premier ministre, Luís Montenegro, sera l’occasion d’un « dialogue de concertation » entre l’intérêt de la République et des régions autonomes, a-t-il affirmé.
Assurant qu’il n’omettra pas de parler de la révision de la Loi de finances des régions autonomes « de manière approfondie », le chef du gouvernement régional a précisé qu’il abordera également « les litiges qui subsistent entre la République et la Région autonome des Açores », tels que la solidarité de l’État concernant la récupération des préjudices de l’ouragan Lorenzo, la situation de l’Hôpital Divino Espírito Santo de Ponta Delgada et la création du réseau d’aires marines protégées des Açores.
Les Açores recevront 220.082.045 euros en vertu de l’article 48 de la Loi de finances des régions autonomes (transferts budgétaires) et 121.045.125 euros dans le cadre de l’article 49 (fonds de cohésion pour les régions ultrapériphériques).
« Exceptionnellement et exclusivement pendant la durée de la présente loi », 150 millions d’euros seront également transférés à la région, « pour répondre à des besoins de financement supplémentaires et ponctuels du PRR [Plan de relance et de résilience] de la Région autonome des Açores », est-il précisé dans le document.
La proposition autorise également la Région autonome des Açores à s’endetter « pour consolider la dette et régulariser les paiements en retard » jusqu’à une limite de 75 millions d’euros, sous l’autorisation du membre du gouvernement responsable des finances.
La proposition sera discutée et votée en généralité entre le 27 et le 28 octobre. Le vote final global est prévu pour le 27 novembre, après le processus de débat en spécialité.
