Cette initiative, qui rassemble des artistes portugais et palestiniens autour de la culture comme moyen de résistance et de mobilisation pour la Palestine, se déroulera les 9, 10 et 11 octobre à la Casa do Comum – et également en partenariat avec des institutions et collectifs comme Estrela da Bica, Outra Cena et le Teatro do Bairro -, avec des activités à entrée libre, appelant aux dons.
Selon l’organisation, « l’édition de cette année se déroule à un moment particulièrement symbolique : en octobre, cela fera deux ans depuis la plus récente invasion de la bande de Gaza, qui a marqué de manière tragique la vie de millions de Palestiniens », renforçant la mission de donner visibilité à la cause palestinienne.
De plus, cela se passe quelques jours après que le Portugal ait officiellement reconnu l’État de Palestine, le 21 septembre, Jour international de la paix — une décision historique qui renforce l’urgence et l’actualité du geste artistique et politique que ce projet représente, ajoutent les organisateurs dans un communiqué.
Le principal axe de la programmation est l’exposition, sur trois jours, d’œuvres d’art d’artistes portugais et étrangers, qui peuvent être acquises par enchères ‘en ligne’, les fonds collectés étant intégralement reversés à des organisations humanitaires soutenant directement la population palestinienne, notamment dans la bande de Gaza.
Des dons d’artistes et personnalités tels que Akacorleone, Fernanda Fragateiro, Gabriela Albergaria, Cristina Branco, Isabel Abreu, André Letria, Wasted Rita, Cristina Sampaio, Rita Red Shoes, Luca Argel, Luísa Sobral, Mantraste, Scuru Fitchadu, Catarina Sobral, Cara de Espelho, Sanja Vrzic & Diogo Pereira et bien d’autres ont déjà été confirmés.
Les expositions seront réparties entre la Casa do Comum, le Museu da Preguiça et les couloirs adjacents.
Arte Pela Palestina commence par un moment préliminaire, le 08 octobre, avec une « Ouverture en douceur » à l’Auditório Camões et à la Casa do Comum, qui consiste en la première projection au Portugal du film « All That’s Left of You », réalisé par Cherien Dabis, cinéaste palestinienne résidant aux États-Unis.
La première nationale de cette œuvre est l’un des grands temps forts du cinéma palestinien contemporain. Le film est également projeté le lendemain.
Dans le domaine du cinéma, deux sessions de ‘courts métrages’ palestiniens sont prévues : une en collaboration avec le Levante Cineclube, dédiée aux films réalisés par des femmes, et une autre en partenariat avec le DIY Museum x Bay2Gaza’s Solidarity Cinema #1, incluant des œuvres de référence comme « Mnemosyne ».
L’Auditório Camões accueille la performance de danse contemporaine « Amor em Tempos de Apartheid », du chorégraphe et danseur palestinien Sharaf DarZaid, avec musique live de Maen El Ghoul, un solo de 35 minutes, suivi d’une conversation avec l’artiste sur les dilemmes émotionnels et politiques de vivre sous occupation.
En ce qui concerne les concerts et les performances musicales, les mini-concerts de Benjamim, Carlos Bica & Gonçalo Neto, Orca et Tiago Gomes & Flak sont à l’honneur, complétés par des ‘dj sets’ de Jorge Caiado b2b Bernardo Vaz, Luís Varatojo, Mãe Dela, Selecta Alice et Violet b2b Wugori, distribués dans divers espaces.
La programmation inclut également des performances de Handala Dabke, Joana Craveiro et Leonor Keil.
Le théâtre propose une lecture mise en scène de « The Gaza Monologues », du collectif palestinien Ashtar Theatre, présentée par Rafael Balão et interprétée par un casting d’acteurs comprenant des noms comme Cláudia Semedo, Filipe Vargas, Flávia Gusmão, Teresa Sobral, Tânia Alves, Cleo Diara, Jorge Corrula, Marina Albuquerque, Ana Palma, Jéssica Athayde, Margarida Bento, Cláudio Castro, Laura Longobardo, Mariana do Ó, Joaquim de Almeida et Raquel Tillo.
En parallèle de la programmation artistique, l’événement inclut également de la gastronomie palestinienne traditionnelle, présentant des recettes emblématiques préparées par des cuisinières et cuisiniers originaires du Levant.
Dans ce cadre, un atelier de cuisine est prévu, dirigé par Manar Aali, qui partage les savoirs et saveurs de la Palestine.
Une série d’autres ateliers créatifs, notamment de fanzines avec Alexandre Esgaio, de broderie avec Ana Carmela, de céramique avec Clara Rego, et d’illustration avec Catarina Sobral, sont également programmés.
Tout au long de ces journées, des conversations et débats avec des universitaires, artistes, collectifs et activistes auront lieu pour réfléchir à la Palestine à travers l’art, la politique et la culture contemporaine.
Parmi les thèmes abordés, citons le boycott culturel, l’édition indépendante et l’art interventionniste.
Arte Pela Palestina est une initiative soutenue par divers collectifs et associations qui défendent la justice et la paix pour le peuple palestinien, réalisée avec la collaboration du Coletivo Pela Libertação da Palestina, des Judeus Pela Paz e Justiça, du MPPM (Mouvement pour les droits du peuple palestinien et pour la paix au Moyen-Orient), des Parents For Peace, de la PUSP (Plateforme Unitaire Solidarité avec la Palestine).
