Arrestation d’un autre membre du réseau qui introduisait des immigrants illégaux au Portugal.

Arrestation d'un autre membre du réseau qui introduisait des immigrants illégaux au Portugal.

La Polícia Judiciária (PJ) a arrêté, mercredi 1er octobre, dans la ville de Coimbra, un autre membre d’un groupe criminel dédié à la pratique répétée de divers crimes, parmi lesquels l’aide à l’immigration illégale, la corruption, le blanchiment d’argent et la falsification de documents.

 

Selon les inspecteurs, l’homme, âgé de 37 ans, appartenait au réseau criminel démantelé le mois de mai dernier dans le cadre de l’opération Gambérria, lors de laquelle 13 personnes avaient été arrêtées, parmi lesquelles sept entrepreneurs, une avocate et une fonctionnaire de la Direction Générale des Affaires Consulaires et des Communautés Portugaises du Ministère des Affaires Étrangères.

Hier, trois mandats de perquisition ont été exécutés, qui ont mené à la saisie, entre autres, d’un vaste ensemble de documents utilisés dans les processus de légalisation irrégulière d’étrangers, d’un véhicule automobile, d’un pistolet de calibre 7,65 mm, de munitions, de deux paires de menottes, de gilets tactiques et d’un détecteur de métaux.

Ont également été saisis des équipements électroniques « sophistiqués » pour copier/capturer des codes de sécurité pour ouverture à distance et pour clones de cartes, un inhibiteur de signaux de communication ‘jammer’, des jumelles de vision nocturne, un mini-enregistreur laser, pouvant être utilisé dans des falsifications, des pièces métalliques en cours d’usinage pour la conception de ce qui semble être une mitraillette.

Les autorités ont également saisi au suspect de « l’argent et des équipements informatiques ».

L' »enquête complexe », comme la décrit la PJ, a été lancée en septembre 2023 et a conclu que le réseau en question se consacrait à la « légalisation irrégulière et massive de citoyens étrangers au Portugal », avec des « gains financiers de l’ordre des millions d’euros ».

Le suspect arrêté hier est également étranger et n’a pas de casier judiciaire au Portugal. Lors de sa première comparution devant le juge d’instruction, il a été soumis à la mesure de contrainte la plus lourde, à savoir la détention provisoire.