Les résultats des élections législatives de dimanche déterminent également les subventions annuelles que les partis recevront pendant la législature. Dans ce domaine, la théorie est la même : certains gagnent plus d’argent avec le renforcement des mandats, mais certains perdent beaucoup d’argent.
L’Alliance Démocratique (AD), qui a remporté les élections, devrait recevoir 6,8 millions d’euros cette année, contre six millions qu’elle devait recevoir en 2024, selon des données de CNN Portugal.
La chute du Parti Socialiste (PS) dans les résultats électoraux se traduit également sur le plan financier : il devrait recevoir 4,9 millions d’euros, contre 5,8 millions précédemment.
Par ailleurs, Chega touchera 4,7 millions d’euros, contre 3,7 millions l’année dernière – il s’agit d’une augmentation d’un million d’euros.
Le montant reçu par Iniciativa Liberal (IL) passe d’un million d’euros à 1,15 million.
Livre percevra 873 000 euros (contre 680 000), tandis que la CDU recevra 630 000 euros (comparé aux précédents 685 000 euros).
La subvention du Bloco de Esquerda (BE) baisse de 920 000 euros à 415 000 euros, tandis que celle du PAN tombe de 340 000 euros à 280 000 euros.
Deux ‘surprises’
Certains n’ont pas de siège parlementaire, mais ont droit à une subvention : c’est le cas de l’ADN, qui recevra 275 000 euros, ayant recueilli plus de 78 000 votes.
Juntos pelo Povo (JPP), qui accède pour la première fois au Parlement, a obtenu un peu plus de 20 000 votes (moins de 50 000), mais l’élection d’un député leur permet de recevoir 70 000 euros.
À rappeler que les subventions sont proportionnelles au nombre de votes et qu’y ont droit les partis qui élisent des députés et qui obtiennent au moins 50 000 votes.
obtenu une représentation parlementaire lors des législatives anticipées de dimanche sur la formation du nouveau gouvernement, avec des audiences au PSD, PS et Chega.
L’AD (PSD/CDS-PP), dirigée par l’actuel Premier ministre, Luís Montenegro, a remporté les élections législatives anticipées de dimanche, avec 32,10 % des voix et a élu 86 députés sur le continent et à Madère, auxquels s’ajoutent 0,62 % et trois élus par la coalition PSD/CDS-PP/PPM dans les Açores. Parmi ces 89 élus, 87 proviennent du PSD et deux du CDS-PP.
En attendant le comptage des votes des cercles d’émigration et l’attribution des quatre mandats correspondants, le PS est le deuxième plus voté avec 23,38 % des voix, et a élu 58 députés, tout comme Chega, qui a un score inférieur de 22,56 %.
Selon les résultats provisoires publiés par le Secrétariat général du Ministère de l’Administration Interne, suit l’IL, en quatrième position, avec 5,53 % des voix et neuf députés, suivi par Livre, avec 4,2 % et six élus.
La CDU (PCP/PEV) a obtenu 3,03 % des voix et a élu trois députés, tous du PCP. BE, avec 2 %, et PAN, avec 1,36 %, ont chacun élu un député, de même que le JPP, de Madère, qui a obtenu 0,34 % des voix au niveau national.
Durant la campagne électorale, le Président de la République a déclaré qu’il souhaitait nommer un gouvernement en étant certain que le programme serait approuvé au Parlement, ce qu’il a considéré comme « la question fondamentale » sur ce sujet.
« Le Président est à l’aise pour nommer un gouvernement en étant sûr qu’il ne sera pas rejeté immédiatement. Il ne l’est pas pour le nommer sans cette garantie », a déclaré Marcelo Rebelo de Sousa aux journalistes à ce moment-là.
La Constitution établit que le Programme du Gouvernement est soumis à l’appréciation de l’Assemblée de la République « dans un délai de dix jours maximum après sa nomination » et tout groupe parlementaire peut « proposer le rejet du programme ou le gouvernement peut solliciter l’approbation d’un vote de confiance ».