En avril, le mois de la prévention des mauvais traitements envers les enfants est marqué par l’alerte de l’APAV qui souligne qu’« aucun enfant ou jeune ne devrait être victime de crime et de violence ».
L’association de soutien aux victimes rapporte avoir aidé 2 595 enfants et jeunes victimes de crimes en 2022, un chiffre qui est passé à 3 066 en 2023 et atteint 3 424 en 2024, totalisant ainsi 9 085 victimes.
Elle souligne qu’entre 2022 et 2024, il y a eu une augmentation de 31,9 % du nombre d’enfants et de jeunes aidés, et que ces plus de 9 000 victimes au cours de ces trois années représentent 252 victimes par mois, 58 par semaine et huit par jour.
« Parmi ces 9 085 victimes mineures, 60 % étaient de sexe féminin et l’âge moyen est de 11 à 17 ans. Dans 38,3 % des cas, la victime était le fils ou la fille de la personne agresseur », précise l’APAV.
Dans plus de la moitié des cas (51,1 %), le crime a eu lieu au domicile commun de la victime et de l’agresseur, et la majorité des victimes étaient portugaises (78,8 %).
Une dénonciation a été faite dans 62,2 % des cas.
L’APAV ajoute que l’association a eu connaissance de 16 493 crimes et autres formes de violence contre les enfants et les jeunes, parmi lesquels se démarquent la violence domestique (62,3 %), le contenu d’abus sexuels de mineurs (12,1 %) et l’abus sexuel d’enfants (10,9 %).