Almada : Policier suspendu et un autre en travail administratif pour agression

Almada : Policier suspendu et un autre en travail administratif pour agression

« L’un des agents est suspendu de ses fonctions par ordre du tribunal dans le cadre du processus mentionné; un autre est en service, remplissant exclusivement des fonctions administratives; l’officier est en pleine fonction, exerçant le commandement de l’escadron », a déclaré aujourd’hui, en réponse à Lusa, une source de la Direction nationale de la PSP.

Le ministère public a accusé, en juillet, un agent principal, un agent et un sous-commissaire de plusieurs crimes pour, en février dernier, avoir prétendument frappé et giflé un accusé à l’intérieur du Tribunal d’Almada et falsifié le rapport d’arrestation du jeune pour faire croire que ce dernier avait tenté de les agresser en premier.

À Lusa, la PSP a assuré aujourd’hui qu’une fois l’accusation connue, « des procédures disciplinaires ont été engagées contre les policiers concernés, lesquelles suivent actuellement leur cours à l’Inspection générale de l’administration interne (IGAI) ».

La force de sécurité a ajouté que « des mesures préventives ont été immédiatement prises, selon ce qui a été déterminé jusqu’à présent », la PSP attendant maintenant « l’issue du processus afin que la procédure disciplinaire puisse avoir le meilleur soutien possible ».

Contactée par Lusa, l’IGAI a confirmé que « trois procédures disciplinaires » sont en cours, dans le cadre desquelles « aucune mesure préventive n’a été appliquée ».

Selon l’accusation, à laquelle Lusa a eu accès lundi, le cas s’est produit lorsqu’un jeune homme d’environ 20 ans et les trois policiers se trouvaient au Tribunal d’Almada afin qu’il soit jugé en procédure rapide pour les avoir prétendument insultés la veille.

Alors que le sous-commissaire se trouvait dans la salle d’audience, les deux agents auraient remarqué, dans le hall du tribunal, que l’accusé dansait.

L’agent principal et principal accusé aurait alors immédiatement giflé et frappé le jeune homme, avant de l’immobiliser au sol avec l’aide de l’autre agent, lui assénant alors à nouveau deux coups de poing à la tête.

Entre-temps, l’agent principal aurait également comparé le jeune, par gestes, à un singe, tout en exigeant du respect.

À l’issue de la session du jugement rapide, le même policier aurait menacé l’offensé, déjà en état d’arrestation et menotté, alors qu’il se dirigeait vers l’ascenseur.

Dans l’ascenseur, avec le sous-commissaire présent et en présence d’une juge et d’une procureure, l’agent principal aurait encore une fois giflé le jeune homme, qui a été conduit au poste de police.

Pour le ministère public, cela a constitué une arrestation illégale, le contenu du rapport ayant été falsifié pour faire croire que les agressions de la part des policiers étaient une réponse à des menaces et tentatives d’agression supposées par le détenu à l’intérieur du Tribunal d’Almada.

L’agent principal, âgé de 56 ans, est accusé de six crimes, l’agent, de 33 ans, de quatre, et le sous-commissaire, de 26 ans et supérieur hiérarchique des autres, de deux.

Sont en cause des crimes de blessures aggravées, de séquestration aggravée et de falsification ou contrefaçon de document aggravée, entre autres.