Le ministre des Finances, Joaquim Miranda Sarmento, a présenté ce jeudi la proposition de budget de l’État pour 2026 (OE2026), dans le Salon Noble du Ministère des Finances, à Lisbonne, un jour avant la date limite prévue par la loi.
Qu’est-ce qui va changer ? Voici quatre changements
Les taux de l’IRS baissent du 2ème au 5ème échelon
La proposition de loi du budget de l’État pour 2026 inclut une diminution en ligne avec celle prévue par la loi du parlement de juillet, avec une nouvelle baisse des taux de 0,3 points de pourcentage pour quatre tranches de revenu.
Le taux du 1er échelon reste inchangé à 12,5%. Comme prévu, le taux du 2ème échelon passe de 16% à 15,7%, celui du 3ème échelon diminue de 21,5% à 21,2%, et celui du 4ème échelon baisse de 24,4% à 24,1%.
Enfin, le taux de la 5ème tranche de revenu passe de 31,4% à 31,1%. Comme prévu depuis la dernière modification du barème de l’IRS décidée par le parlement en juillet, les taux des 6ème, 7ème, 8ème et 9ème échelons resteront les mêmes, à 34,9%, 43,1%, 44,6%, 48%.
L’exonération de l’IMT pour les jeunes achète des maisons augmente de 2% à 330 500 euros
La proposition de l’OE2026 prévoit une mise à jour de 2% des échelons de l’IMT, augmentant d’environ 6 500 euros, pour environ 330 500 euros, la valeur d’achat de maison exonérée d’impôt pour les jeunes.
L’échelon suivant encore couvert par l’IMT pour les jeunes, auquel une taxe de 8% est appliquée, passe de 648 022 euros à 660 982 euros, selon la proposition budgétaire remise au parlement.
L’IMT pour les jeunes a commencé à être appliqué en août 2024, prévoyant une exonération totale de cet impôt, de l’impôt de timbre et des frais d’enregistrement pour les résidences jusqu’à 316 000 euros, valeur augmentée cette année à 324 058 euros.
Le gouvernement vise un salaire minimum de 920€ l’année prochaine
Le Gouvernement fixe comme objectif que le salaire minimum national augmente à 920 euros en 2026, comme prévu dans l’accord signé en concertation sociale.
« En même temps, le 25ème gouvernement encouragera la croissance des salaires, suivant la trajectoire initiée par le précédent d’augmentation du salaire minimum jusqu’à 1 100 euros à la fin de la législature – cette année (2026), avec une augmentation de 50 euros mensuels, à 920 euros – et de valorisation des carrières de l’administration publique », indique le document.
L’augmentation du salaire minimum à 920€ garantit une augmentation de l’exonération de l’IRS
Le seuil d’exonération de l’IRS en 2026 pour ceux ayant les revenus les plus bas dépendra de l’IAS de l’année prochaine, mais, pour l’instant, la proposition budgétaire assure que ce référentiel couvrira, au moins, le nouveau salaire minimum, de 920 euros.
La mise à jour du minimum d’existence dans l’IRS inscrite par le gouvernement dans la proposition de l’OE2026, remise aujourd’hui au parlement, prévoit que le référentiel d’exonération de la fiscalisation correspondra « à la plus grande valeur entre 12 880 euros et 1,5 × 14 × IAS [Indice des soutiens sociaux] ».
Cette année, la valeur était équivalente à « la plus grande valeur entre 12 180 euros et 1,5 × 14 × IAS ».
Le minimum d’existence est une règle de l’IRS qui garantit une exonération totale ou partielle de l’impôt pour ceux ayant les revenus les plus bas et, pour cela, la loi prévoit un montant fixe de revenu jusqu’auquel les contribuables ne paient aucune valeur d’IRS, avec une réduction de l’IRS pour ceux ayant des revenus au-dessus de ce montant.
