Selon une étude de la Banque du Portugal (BdP) sur la TVA au Portugal et son incidence sur la répartition du revenu, le Portugal applique généralement des taux de TVA inférieurs à la moyenne de la zone euro dans les catégories soumises à des taux réduits, c’est-à-dire aux produits et services qui, ici, sont soumis aux taux de 6% et 13% (dans le cas du continent).
« Les différences les plus significatives s’observent dans les catégories d’habitation, eau, électricité, gaz et autres combustibles (-2,2 pp), ainsi que dans les restaurants et hôtels (-1,3 pp) », peut-on lire dans l’étude qui sera publiée avec le Bulletin économique de juin, la semaine prochaine.
À l’inverse, dans les catégories de biens et produits où le taux normal de TVA s’applique principalement (23% sur le continent), le Portugal présente des valeurs supérieures à la moyenne de la zone euro, notamment dans les catégories des communications et de l’habillement et chaussures, où la différence est supérieure à 2 pp.
La catégorie loisirs, culture, transports ou accessoires pour la maison figure également parmi celles où le taux moyen de TVA est plus élevé ici que dans la zone euro.
Le croisement des données montre qu’environ 43% des dépenses de consommation des ménages sont soumises au taux normal, un tiers au taux réduit, 15% sont exemptées d’impôt, et qu’un dixième seulement est soumis au taux intermédiaire.
« Compte tenu du différentiel entre les taux, 75% des recettes de TVA proviennent de l’application du taux normal et seulement 14% du taux réduit », indique l’étude, montrant également que l’importance des biens soumis à chaque taux de TVA est variable entre les familles ayant des niveaux de revenu différents.
De cette manière, étant appliqué à un ensemble de biens essentiels, le taux réduit a un poids plus important pour les familles à faible revenu (celles du premier quintile), étant appliqué à 37% de leur panier de consommation et représentant 18% de la TVA payée par ces familles.
Pour les familles du dernier quintile (celles aux revenus les plus élevés), le taux réduit représente 27% de leur consommation.