Au premier trimestre de 2024, le groupe aérien, l’un des trois grands européens intéressés par l’achat de la TAP (aux côtés de Lufthansa et IAG), avait enregistré une perte de 480 millions d’euros.
Entre janvier et mars de cette année, le bénéfice opérationnel est resté significativement négatif, avec des pertes de 328 millions d’euros entre janvier et mars, mais ce déficit était 33% inférieur à celui de l’année précédente, a indiqué la compagnie aérienne dans un communiqué.
Le chiffre d’affaires trimestriel a augmenté de 7,7% (6,7% après ajustement des fluctuations des taux de change) pour atteindre 7,165 milliards d’euros, grâce à des volumes de trafic passagers en hausse de 3,3% et à la recette unitaire passager qui a progressé de 2,6%.
Au total, Air France-KLM a transporté 21,81 millions de passagers au premier trimestre, soit 4,5% de plus que sur la même période de 2024, et ses avions ont volé avec un taux de remplissage moyen de 86%.
Cette baisse du taux de remplissage a été particulièrement marquée chez la compagnie à bas coût Transavia (baisse de deux points de pourcentage) en raison d’un fort accroissement de 13,6% de la capacité en sièges, qui n’a pas été reflété par une augmentation correspondante du trafic (10,7%).
Le déficit du résultat opérationnel de Transavia a augmenté à 205 millions d’euros, comparé à 40 millions d’euros au premier trimestre de 2024.
Air France a rapporté un résultat opérationnel négatif de 183 millions d’euros (moins 66 millions) et KLM a également rapporté un déficit de 199 millions d’euros (moins 92 millions).
La dette d’Air France-KLM a diminué de 400 millions d’euros au cours du premier trimestre, pour s’établir à 6,9 milliards d’euros.
Le groupe franco-néerlandais a maintenu ses objectifs pour l’année, notamment l’augmentation de la capacité de 4% à 5% et des investissements nets entre 3,2 milliards et 3,4 milliards d’euros.
Le président exécutif de la compagnie aérienne, Benjamin Smith, a reconnu dans un communiqué que « l’environnement de plus en plus incertain pourrait engendrer de nouveaux vents contraires », mais il a néanmoins exprimé sa conviction que son entreprise est « bien positionnée pour s’adapter et continuer à s’améliorer grâce à son réseau diversifié et à son offre de produits et services ».