Aimez-vous la lamproie ? Une commission a été créée pour gérer sa pêche.

Le document du secrétariat d’État des Pêches, publié au Journal Officiel, indique que la commission doit « élaborer un rapport qui identifie et quantifie les principaux problèmes et difficultés affectant la pêche à la lamproie et à l’alose, notamment leur importance économique, écologique et sociale ».

 

Elle a également pour mission de « contribuer au développement et à la mise en œuvre d’un plan de gestion à moyen et long terme pour la pêche à la lamproie et à l’alose, y compris la recommandation de propositions pour définir les objectifs économiques, écologiques et sociaux de la gestion de ces pêcheries et les règles d’exploitation de ces ressources ».

« Promouvoir la réalisation de projets qui contribuent aux objectifs établis dans le plan de gestion pour la pêche à la lamproie et à l’alose » est un autre des objectifs.

Selon l’arrêté, la commission sera composée de deux membres désignés par la Direction Générale des Ressources Naturelles, de la Sécurité et des Services Maritimes (DGRM), l’un d’eux assurant la coordination.

La commission inclut également des membres désignés par l’Institut de la Conservation de la Nature et des Forêts (ICNF), par l’Agence Portugaise de l’Environnement, par l’Institut Portugais de la Mer et de l’Atmosphère, par DOCAPESCA – Ports et Marchés de Poisson et par l’Université d’Évora, « entité scientifique qui, de manière reconnue, a suivi cette activité au cours des dernières années ».

La commission doit également inclure un représentant des municipalités dans lesquelles la pêche à la lamproie et à l’alose est pratiquée.

Il en est de même pour un membre désigné par la Direction Générale de l’Autorité Maritime, représentant les capitaineries où la pêche à la lamproie et à l’alose est pratiquée, et par la PSP et la GNR « avec des compétences de représentation pour la surveillance des activités de pêche et environnementales dans les zones où la pêche à la lamproie et à l’alose est pratiquée ».

La commission comprendra également un membre représentant les entreprises ayant des compétences dans la gestion des systèmes hydroélectriques et un membre « représentant les pêcheurs licenciés pour la pêche à la lamproie et à l’alose […] pour chacune des principales zones de pêche (rivière Minho, rivière Lima, rivière Cávado, ria d’Aveiro et rivière Mondego) ».

« Peuvent également participer aux travaux de la commission, sur invitation de l’entité coordinatrice, des représentants d’autres entités […] qui ont un intérêt légitime dans le suivi de la pêche à la lamproie et à l’alose, ainsi que des personnalités de mérite reconnu dans le domaine de questions scientifiques pertinentes », ajoute-t-il.

Il est de la responsabilité de l’entité coordinatrice de la commission de contacter les différentes entités mentionnées dans un délai de 30 jours pour assurer la nomination des représentants respectifs.

Si aucun représentant n’est désigné, « la commission fonctionne en son absence, et de nouveaux représentants peuvent être intégrés à tout moment, à la demande des entités ».

Le document rappelle que « la pêche des espèces migratrices dans les fleuves portugais est une pratique ancestrale qui profite aux populations locales, soit par l’exercice de la pêche, soit par la disponibilité d’une source alimentaire alternative de haute valeur protéique et gastronomique, représentant également un enrichissement du patrimoine culturel et gastronomique portugais ».

« Cependant, les changements observés dans les systèmes fluviaux, avec la construction de barrières à la progression de ces espèces, avec les changements climatiques et la dynamique de ces populations, qui n’est parfois pas suffisamment connue, ainsi que l’exercice de l’activité de pêche, ont entraîné une réduction des effectifs respectifs qu’il est urgent d’évaluer et d’étudier, afin de chercher les meilleures solutions de gestion de cette ressource », souligne-t-il.