Parmi les mesures considérées comme positives figure « le léger allègement de la charge fiscale sur les revenus du travail », obtenu par l’augmentation de 3,5% des plafonds des tranches de l’IRS et la réduction de 0,3% des taux appliqués entre la deuxième et la cinquième tranche de l’impôt.
« Cependant, ces mesures restent insuffisantes et timides pour promouvoir une véritable valorisation salariale et l’augmentation du salaire moyen », souligne l’association.
L’AHRESP regrette que sa proposition de Prime de Valorisation Salariale, qui permettrait d’exempter de TSU les augmentations au-dessus du Salaire Minimum National (SMN), n’ait pas été incluse dans le budget pour 2026.
« Ce serait une mesure efficace pour promouvoir l’augmentation du salaire moyen. Bien que le gouvernement ait maintenu l’exemption d’IRS et de TSU sur la Prime de Productivité, il s’agit d’une mesure différente, de portée plus limitée et moins vaste », affirme le communiqué.
La baisse de l’IRC d’un point de pourcentage, à 20%, bien que considérée comme « une mesure positive », devrait être plus « ambitieuse » dès 2026, « pour renforcer la compétitivité extérieure et l’investissement privé ».
L’association plaide également pour une « stabilité et prévisibilité fiscale » afin de stimuler l’investissement à long terme, appelant à ce que la demande d’autorisation législative du gouvernement pour atteindre l’objectif de 17% de l’IRC d’ici à 2028 « soit accompagnée d’un engagement effectif de stabilité fiscale assurant des règles prévisibles et durables pour les entreprises portugaises ».
Dans le domaine du logement, l’AHRESP salue les mesures du programme « Construire le Portugal », notamment la réduction fiscale pour les bailleurs qui pratiquent des loyers « modérés » et l’application du taux réduit de TVA de 6% dans la construction et la location de logements.
« Ce sont des étapes importantes pour atténuer la crise du logement qui affecte fortement la fixation des travailleurs », peut-on lire dans le communiqué, bien qu’il reste à résoudre « l’exemption d’IRS et de TSU sur les aides accordées par les entreprises aux travailleurs pour le paiement des loyers ».
L’association de la restauration et de l’hôtellerie regrette également que la restauration du taux intermédiaire de TVA sur les boissons non alcoolisées et alcooliques, une revendication ancienne, ne soit pas incluse dans la proposition budgétaire.
Dans le communiqué, l’AHRESP appelle les partis à agir « avec un sens de responsabilité ».
Considérant que « ce budget est structurant », elle assure que « le pire qui pourrait arriver serait de prolonger l’incertitude, en maintenant les entreprises et l’économie nationale dans un état de limbes ».
Elle termine en appelant « à la conscience et à la responsabilité » des partis politiques pour que le budget de 2026 ne se transforme pas « en une série parlementaire sans fin ».
Le gouvernement a présenté aujourd’hui au parlement le budget de 2026, la veille de la date limite et trois jours avant les élections municipales de dimanche.
Dans le scénario macroéconomique, le gouvernement PSD/CDS-PP prévoit que le Produit Intérieur Brut (PIB) croîtra de 2% cette année et de 2,3% en 2026.
L’exécutif prévoit d’atteindre des excédents de 0,3% du PIB en 2025 et de 0,1% en 2026. Quant au ratio de la dette, il prévoit une réduction à 90,2% du PIB en 2025 et à 87,8% en 2026.
La proposition sera discutée et votée dans son ensemble entre les 27 et 28 octobre. Le vote final global est fixé au 27 novembre, après le processus de débat en commission.
