Dans une déclaration à l’agence de presse, Carlos Oliveira, dirigeant de l’Association syndicale des professionnels de la police (ASPP/PSP), a signalé les « conditions précaires » des installations policières à l’aéroport de Lisbonne de la division de la sécurité aéroportuaire et du contrôle des frontières, représentant un problème de salubrité qui met en péril la santé des policiers travaillant sur place.
Des photos envoyées par l’ASPP montrent des installations policières avec des rats vivants et morts, une salle avec des fils électriques apparents et des tables servant de casiers pour que les policiers puissent y ranger leurs affaires.
Carlos Oliveira a précisé que les rats circulent partout, tant dans les zones de contrôle des passagers que dans la salle où les policiers prennent leurs repas.
Parmi les « conditions précaires », le dirigeant du plus grand syndicat de la PSP évoque le manque d’hygiène général, l’absence d’un espace approprié pour les pauses et repas des policiers, ainsi qu’un seul micro-ondes pour environ 70 policiers présents en permanence dans les équipes de jour et de nuit.
Ce manque de conditions à la station de frontière est également ressenti par les passagers retenus aux frontières et en attente d’une décision pour entrer au Portugal, a raconté Carlos Oliveira, soulignant qu’ils sont entendus « dans une petite salle » et, comme ils ne sont pas détenus, restent dans la zone de frontière.
Les installations de la Police de Sécurité Publique à l’aéroport de Lisbonne étaient auparavant occupées par le SEF, dissous en 2023, avec ses compétences transférées à la PSP.
L’agence de presse a contacté la direction nationale de la PSP, mais n’a pas encore reçu de réponse.
Un rapport récent de l’Inspection générale de l’administration interne (IGAI) publié le week-end souligne que 40% des postes et commissariats de GNR et de PSP inspectés en 2024 par l’IGAI ne permettent pas au public d’être reçu avec « la confidentialité due ».
Dans le même document, l’IGAI alerte que Lisbonne « manque urgemment » d’un centre pour installer les migrants en attente d’expulsion ou de décision concernant leur séjour sur le territoire national.
