Dans une déclaration à l’agence Lusa, le tête de liste de la coalition PSD/CDS-PP pour Portalegre a répondu aux critiques de l’ancien secrétaire d’État aux Affaires fiscales, António Mendonça Mendes, qui avait affirmé dimanche et lundi que le Plan de Relance et Résilience (PRR) n’aurait pas d’impact sur le solde budgétaire s’il n’était pas exécuté, en réaction aux critiques antérieures de Castro Almeida sur le programme électoral du PS.
Pour le ministre en charge de l’exécution du PRR, en prévoyant dans son programme électoral un déficit de 0,4 % pour l’année prochaine, le PS a fait « le choix d’abandonner les comptes équilibrés et essaie maintenant de se justifier » avec l’impact de ces prêts européens.
« Le PS avait l’obligation de savoir, comme tout le pays le sait, que les prêts du PRR comptent pour le déficit ; il devait donc concevoir un programme budgétaire capable d’accommoder les prêts du PRR, comme le PS l’avait fait il y a un an dans son programme électoral qui prévoyait un équilibre budgétaire en 2026 », a-t-il déclaré.
Manuel Castro Almeida a soutenu que si le PS le souhaitait, il « pourrait et devrait » avoir présenté un programme sans déficit, ce qui, a-t-il assuré, « sera ce que l’AD présentera ».
« L’époque des déficits budgétaires doit être derrière nous (…) et le PS a fait un mauvais choix, il a choisi de laisser tomber la valorisation des comptes équilibrés. C’est une grande différence entre le programme du PS et ce que sera le programme de l’AD », a-t-il affirmé.
Interrogé sur la possibilité d’assurer que le programme de l’AD, qui sera présenté vendredi à Lisbonne, ne prévoira pas de déficit dans les comptes pour 2026, le ministre adjoint et de la cohésion territoriale a répondu de manière affirmative.
« L’AD s’engage à présenter un programme avec des comptes équilibrés et non avec un déficit budgétaire, contrairement au PS. Il est possible de construire un programme budgétaire avec des comptes équilibrés, malgré les prêts du PRR », a-t-il assuré.
Dans le programme électoral du PS, présenté samedi, il est indiqué que, « après mesures, l’exercice présente des soldes budgétaires équilibrés, une réduction soutenue de la dette publique et une croissance moyenne de la dépense courante primaire de 4 %, en ligne avec la croissance du PIB nominal ».
Selon le scénario du PS, il y aurait un excédent de 0,1 % en 2025, en 2026 le pays reviendrait à un déficit prévu de 0,4 %, en 2027 et 2028 le solde budgétaire resterait à 0,0 %, et ce n’est qu’en 2029, la dernière année de la législature, que l’on retournerait à un excédent de 0,1 %.