Achèvement de l’audit sur le contrôle du traitement des déchets électroniques.

« Cela fait déjà quelques mois que l’IGAMAOT procède à un audit du système des déchets électriques et électroniques. Nous avons également confirmé aujourd’hui que l’audit est prêt. Il nous sera remis très rapidement et nous verrons alors si tout fonctionne de manière optimale ou s’il est nécessaire d’affiner le système », a déclaré Maria da Graça Carvalho aux journalistes.

La responsable s’exprimait en marge d’une séance publique dédiée à la présentation et à la discussion du Plan Social pour le Climat (PSC), organisée par l’Agence pour le Développement et la Cohésion (AD&C) au siège de la Commission de Coordination et de Développement Régional de Lisbonne et Val do Tejo (CCDR LVT), à Lisbonne.

Les déclarations de la ministre surviennent après que l’association écologiste Zero a accusé aujourd’hui l’Agence Portugaise de l’Environnement (APA) de ne pas contrôler efficacement le traitement des DEEE, permettant, « en fin de compte », que les substances dangereuses ne soient pas éliminées.

Maria Graça Carvalho a également indiqué que le rapport annuel sur les déchets électroniques de l’APA, relatif à l’année dernière, avait été remis mardi, soulignant qu’il s’agissait d' »un sujet très sensible pouvant avoir des impacts sur la santé publique et extrêmement négatifs pour l’environnement ».

« L’APA est l’autorité nationale pour les déchets. L’information que nous avons est que le rapport de 2024 a été livré hier [mardi]. Donc, ils ont des rapports. Ils ont élaboré ces rapports », a-t-elle ajouté.

Dans un communiqué, Zero – Associação Sistema Terrestre Sustentável – affirme que « l’APA s’est uniquement concentrée sur les quantités de ces déchets qui sont collectées, mais de manière totalement irresponsable, elle n’a rien fait pour évaluer la manière dont ces déchets sont traités », rappelant que le « traitement adéquat » des DEEE « est essentiel pour éviter la libération » de substances « dangereuses pour la santé publique et l’environnement ».

Parmi celles-ci figurent le mercure, le plomb, les plastiques avec ignifugeants bromés et les gaz à effet de serre présents dans les réfrigérateurs, écrans et moniteurs, lampes et équipements informatiques de petite taille, entre autres.

En réponse à Lusa, l’APA a affirmé qu’elle respectait toutes les obligations légales en la matière, suivant « de près » la « complexité de ce flux de déchets ».