Faisant référence aux déclarations récentes de la ministre de l’Environnement et de l’Énergie, Maria da Graça Machado, et du président de l’Agence portugaise de l’environnement (APA), José Pimenta Machado, l’association ZERO affirme, dans un communiqué, qu’elle partage le diagnostic selon lequel « des solutions comme l’incinération » ne bénéficient pas de financement communautaire et « exigent de nombreuses années de planification et de construction ». Elle convient également des trois priorités identifiées pour inverser la tendance et augmenter le recyclage, mais propose une quatrième ligne : l’investissement dans les installations de traitement mécanique biologique (TMB).
Pour l’association, en plus d’augmenter « significativement la collecte sélective », de « renforcer la collecte sélective des biodéchets » et de « mobiliser la population avec des campagnes cohérentes et répétées », il est nécessaire de miser de manière « rapide et généralisée » sur l’installation et la rénovation des TMB « pour traiter la totalité des déchets non triés ».
Ces unités assurent « la récupération des matériaux recyclables encore présents et la stabilisation de la fraction organique – condition essentielle pour réduire rapidement la pression sur les décharges et éviter les situations illégales ».
« Sans la combinaison de ces quatre priorités, le Portugal risque de manquer les objectifs européens, d’aggraver la crise de capacité des décharges et d’augmenter les coûts pour les citoyens et les municipalités », prévient ZERO – Associação Sistema Terrestre Sustentável.
L’appel est adressé au gouvernement, à l’APA, aux municipalités et aux systèmes de gestion des déchets urbains.
Selon la note, le plan TERRA – Transformation Efficiente des Déchets en Ressources Naturelles, présenté par le gouvernement en mars 2025, « prévoit 1,5 milliard d’euros pour la construction de nouvelles unités d’incinération (une dans la région Centre et une autre dans l’Alentejo/Algarve) et l’agrandissement des unités » des entreprises Lipor et Valorsul.
