« C’est une contribution fondamentale, c’est une avancée en démocratie », a déclaré aux journalistes, après avoir voté par anticipation à la Cité Universitaire de Lisbonne.
Pour le Président de la République, « c’est un énorme avantage que les gens puissent voter [anticipativement] lorsqu’ils ont des vies compliquées et vont d’un endroit à un autre ».
« Dans ce cas, où il y a un cercle unique, c’est plus facile pour le dépouillement des votes, tout cela est énormément plus facile », a-t-il ajouté.
Marcelo Rebelo de Sousa a expliqué qu’il avait voté par anticipation aujourd’hui parce que le 18, jour prévu pour les élections présidentielles, il recevra le Président de l’Estonie, « qui a choisi de venir en fin de semaine ».
« Ceux qui votent aujourd’hui montrent combien il vaut la peine de voter. […] C’est en fait un droit que la démocratie donne et il serait dommage de le jeter par la fenêtre. C’est-à-dire, on peut voter comme on veut : on vote pour A, B, C, D, E, F. Voter blanc, nul est un gaspillage. Maintenant, ne pas voter… ensuite on se dit ‘j’aime ou je n’aime pas ce qui s’est passé, pourquoi n’ai-je pas utilisé mon droit de vote ?’. Cela peut faire la différence », a-t-il défendu.
Le Chef de l’État a souligné que ce peut être par « un, deux ou trois » votes que « l’un gagne et l’autre non ».
« Ou que certains arrivent au second tour et d’autres non, cela peut se jouer à une demi-douzaine de voix, c’est déjà arrivé. Lors de l’élection [Mário] Soares-Freitas [do Amaral], il est très impressionnant de voir que la décision a été prise avec 110 000 voix d’écart. Autrement dit, transition d’un côté à l’autre, 55 000. C’est moins qu’un stade de football« , a-t-il noté.
Les Portugais éliront le successeur de Marcelo Rebelo de Sousa le 18, lors d’une élection record (11) de candidats dont le second tour, si nécessaire, se déroulera le 8 février.
Plus de 218 000 électeurs sont inscrits pour voter aujourd’hui par anticipation, pouvant exercer leur droit de vote dans la municipalité choisie.
