Dans ses déclarations finales devant le tribunal d’Espinho, dans le district d’Aveiro, où se déroule le procès Vórtex, l’ancien maire a réaffirmé son innocence et a déclaré avoir la conscience absolument tranquille par rapport à cette affaire.
« Je ne peux pas assumer des actes que je n’ai pas commis dans aucune circonstance. Je ne suis pas corruptible, je ne suis pas subornable », a-t-il réaffirmé, en disant croire en une décision d’acquittement.
Il a également souligné les graves conséquences que cette affaire a eu sur sa vie personnelle, familiale et professionnelle, en ajoutant qu’il a vu sa carrière politique, qui à l’époque « était à son apogée », détruite.
« Mon parcours politique était en phase ascendante. J’étais vice-président du groupe parlementaire du PSD avec des responsabilités dans des fonctions d’État et j’étais président de la commission de révision constitutionnelle (…). Ce processus a clairement tué ma carrière politique, avec beaucoup d’amertume », a-t-il affirmé.
Pinto Moreira s’est également montré mécontent de l’action du ministère public dans cette affaire, qu’il a qualifiée de dégradante, déclarant avoir de sérieux doutes quant à la poursuite de son service pour l’État, et a remercié la population d’Espinho pour le respect qui lui est toujours accordé, notant qu’il n’a jamais entendu de commentaires moins respectueux à son sujet dans la rue, malgré l’impact médiatique considérable de ce procès.
Son successeur à la mairie, Miguel Reis, coaccusé dans l’affaire, s’est limité à parler des changements survenus dans sa vie depuis le début du procès, affirmant qu’il ne prévoit pas non plus de reprendre des fonctions d’intérêt public.
« En ce moment, je ne fais aucun service public et je n’ai pas l’intention d’en faire à nouveau (…). C’est une page tournée dans ma vie », a-t-il déclaré, ajoutant que son attention est portée sur l’architecture et la famille.
Un autre des accusés, l’architecte João Rodrigues, a demandé à s’exprimer et a réaffirmé son innocence, soutenant que les faits qui lui sont imputés ne correspondent pas à la vérité.
« J’ai été impliqué dans un scénario qui n’est pas le mien (…). Je n’ai jamais rien fait d’illégal, je n’ai jamais essayé, ni corrompu personne. Je n’ai jamais assisté à un quelconque acte de corruption », a-t-il affirmé.
Le procès Vórtex, commencé le 5 septembre 2024 au tribunal d’Espinho, est lié à des actes de corruption dans des projets immobiliers et des licences d’urbanisme à la mairie d’Espinho, impliquant deux anciens maires.
L’opération a culminé le 10 janvier 2023 avec l’arrestation de l’actuel président de la chambre, Miguel Reis, le chef de la division d’urbanisme et d’environnement de cette municipalité, un architecte et deux hommes d’affaires pour des soupçons de corruption active et passive, de prévarication, d’abus de pouvoir et de trafic d’influences.
Le 10 juillet de la même année, le ministère public a formulé des accusations contre huit accusés et cinq entreprises, y compris le député PSD Pinto Moreira, prédécesseur de Miguel Reis à la mairie.
Miguel Reis est accusé de quatre crimes de corruption passive et de cinq de prévarication, tandis que Pinto Moreira est accusé de deux crimes de corruption passive, un de trafic d’influence et un autre de violation des règles urbanistiques.
L’homme d’affaires Francisco Pessegueiro est accusé de huit crimes de corruption active, un de trafic d’influence, cinq de prévarication et deux crimes de violation des règles urbanistiques.
Miguel Reis et Francisco Pessegueiro ont été placés en détention préventive mais ont été depuis libérés.
