Une ancienne sous-gérante bancaire nie sa participation dans un plan de détournement d’argent.

Une ancienne sous-gérante bancaire nie sa participation dans un plan de détournement d'argent.

Une accusée, qui à l’époque des faits était sous-gérante à l’agence Montepio d’Esmoriz, à Ovar, a commencé à être jugée avec la gérante de la même agence, absente pour maladie, et deux associés-gérants de sociétés également accusées.

Les quatre accusés sont poursuivis pour des dizaines de crimes de faux informatique et escroquerie qualifiée. Parmi les accusés, on compte également 13 sociétés répondant aux mêmes chefs d’accusation.

Devant le tribunal, l’ex-sous-gérante bancaire a nié avoir participé au plan élaboré par sa supérieure, comme le mentionne l’accusation du ministère public (MP), affirmant qu’elle agissait par confiance envers sa supérieure hiérarchique sans vérifier les données présentées dans les demandes de financement.

« Elle donnait son aval et je signais. Je faisais confiance. Je n’aurais pas dû, je le sais », a-t-elle déclaré.

L’accusée a affirmé avoir été trompée par sa supérieure hiérarchique, profitant de sa vulnérabilité.

« Je n’étais pas bien. J’avais des problèmes familiaux et je manquais de sommeil. Elle a profité de ma faiblesse », a-t-elle ajouté.

L’ex-sous-gérante, qui a quitté le secteur bancaire il y a cinq ans, a expliqué qu’à chaque ouverture de compte entreprise, elle se rendait sur place, mais a admis qu’à l’époque des faits, cela ne se faisait pas aussi régulièrement : « Quand j’allais visiter les entreprises, il se passait toujours quelque chose qui l’empêchait », a-t-elle précisé.

Les faits se sont déroulés entre mars 2018 et mai 2019.

L’accusation du MP indique que la gérante de l’agence Montepio a mis au point un plan, auquel la sous-gérante a immédiatement adhéré, consistant à approuver des demandes de financement pour des clients n’ayant ni l’intention ni les moyens de rembourser.

À cette fin, les accusés ont instruit les deux autres accusés, un homme de 68 ans et une femme de 75 ans, tous deux retraités, pour constituer des sociétés commerciales dont ils sont devenus respectivement gérants, afin de présenter les demandes de financement au nom de ces sociétés.

D’après l’enquête, les propositions de financement étaient soumises par les accusés en introduisant des données relatives à ces sociétés et à leurs gérants qui ne correspondaient pas à la réalité, tant en ce qui concerne l’objet de ces financements que la situation des gérants des sociétés proposantes.

L’accusation indique que la quasi-totalité de ces sociétés n’ont jamais exercé l’activité commerciale pour laquelle elles avaient été créées.

Avec cette conduite, selon les enquêteurs, les accusés ont obtenu un avantage patrimonial d’environ 800 000 euros, causant un préjudice patrimonial au demandeur du même montant.