Un professeur jugé à Leiria pour deux crimes de mauvais traitements envers des élèves

Un professeur jugé à Leiria pour deux crimes de mauvais traitements envers des élèves

Dans l’acte d’accusation, se lit que l’accusé, âgé de 51 ans, professeur dans une école primaire du comté de Leiria, en octobre 2021, a giflé une élève de 6 ans pour son « comportement agité », action qu’il a répétée à d’autres occasions.

Entre autres aspects, le ministère public a indiqué qu’en février de l’année suivante, l’élève ayant refusé de regarder le tableau, le professeur l’a saisie par le menton et lui a donné « trois ou quatre gifles au visage ».

Ensuite, il l’a poussée hors de la salle de classe en direction des toilettes, « tout en lui donnant plusieurs gifles au visage ».

Quand le professeur et l’élève se trouvaient dans les toilettes, celui-ci « a lavé le visage de la mineure avec force, a frotté du papier sur son visage avec beaucoup de force et lui a crié : ‘Retourne en classe' ».

Selon le MP, « la mineure a été blessée au visage, non seulement à cause de la force que l’accusé a utilisée lorsqu’il lui a frotté le visage, mais aussi parce qu’elle avait une plaie à l’œil droit causée » par celui-ci.

Cette situation a provoqué de la nervosité et de la peur chez les camarades de la mineure, a soutenu le MP.

Selon l’acte d’accusation, en mars 2024, un autre mineur, alors âgé de 9 ans, suivait un cours de karaté à l’école.

Comme l’enfant perturbait le cours, une enseignante l’a rappelé à l’ordre et a appelé l’accusé, qui n’était pas enseignant de celui-ci.

L’accusé, qui sera jugé par un tribunal singulier, a dit à l’enfant « de s’excuser auprès de la classe, ce que le mineur n’a pas fait immédiatement », puis lui a donné deux gifles, ce qui a été vu par l’enseignante et quatre camarades.

Pour le MP, l’enseignant a agi avec l’intention de « molester physiquement et psychologiquement les mineurs », ce qu’il a fait de manière répétée envers l’enfant de 6 ans.

Selon l’acte d’accusation, le professeur « connaissait l’âge des mineurs et savait qu’ils étaient sous sa responsabilité, étant chargé de leur éducation, santé et bien-être, en tant que coordinateur et professeur » à l’école.

L’accusé les a soumis à des traitements irrespectueux de leur santé physique et psychique, « les exposant à un environnement de terreur psychologique, violence et agressivité », a ajouté le MP, considérant qu’il a agi « d’une manière particulièrement répréhensible, puisqu’il les a agressés devant leurs camarades de classe, de manière totalement inattendue, et a adopté un comportement absolument intolérable ».

L’agence Lusa a envoyé, en octobre 2025, une demande d’information, qu’elle a réitérée mercredi, au ministère de l’Éducation, de la Science et de l’Innovation, questionnant, entre autres, si l’enseignant a fait l’objet d’une procédure disciplinaire, mais n’a pas reçu de réponse.