Un nouveau festival naît à Pombal pour amener le jazz à la communauté

Un nouveau festival naît à Pombal pour amener le jazz à la communauté

Selon l’organisation, l’intention est de « rapprocher le jazz de ceux qui l’aiment déjà et, surtout, de ceux qui pensent encore ne pas aimer le jazz ».

Produit par l’Associação Recreativa Cultural e de Promoção Social da Ilha (ARCUPS) et la municipalité, le Pombal Jazz est une idée du musicien André Ramalhais, qui rêvait d’un festival dans sa ville natale.

« Pombal se trouve dans une zone privilégiée du pays, mais n’a rien de lié au jazz. Ce genre de festivals est nécessaire pour les personnes ayant moins accès à ce type d’offre, afin de ne pas avoir à se rendre à Coimbra, Lisbonne ou Porto pour écouter du jazz », a expliqué le curateur de l’événement à l’agence Lusa.

Originaire de Pombal, le tromboniste assume l’influence d’autres festivals dans cette nouvelle proposition, comme le Guimarães Jazz ou le Festival de Jazz de Valado dos Frades.

« Ce sont une inspiration et une référence », a affirmé André Ramalhais, qui joue dans l’Orquestra de Jazz do Algarve, la Big Band da Nazaré, l’Orquestra Jazz de Leiria, ainsi que d’autres projets en solo et en groupe.

Le Pombal Jazz commence vendredi, avec une ‘jam session’ de l’Escola de Jazz de Leiria au café O Lanheiro, dans la freguesia da Ilha, dans la municipalité de Pombal.

Entre les 26 et 29, il y a un atelier de ‘big band’ et d’improvisation pour les musiciens locaux.

« Comme Pombal n’a pas cette offre culturelle, il est nécessaire d’avoir une composante pédagogique », a déclaré l’organisateur.

L’intention « n’est pas de créer beaucoup de musiciens de jazz à Pombal – mais si cela se produit, tant mieux ».

L’objectif principal de l’atelier, qui mobilise 27 éléments des philharmoniques de la municipalité, « est de captiver le public, principalement parmi les musiciens qui sont dans les orchestres philharmoniques, qui n’ont pas autant accès à ce type de musique ».

Le 30, la Casa Varela, à Pombal, accueille le matin une activité pour enfants avec la chanteuse Miriam Morgado et le soir une ‘jam session’.

À l’Auditorium Municipal, à partir de 21h30, est présenté le projet « Meersalz », du trompettiste luso-helvétique Leon Baldesberger.

Le groupe Dixie Naza apporte le jazz des années 20 et 30 dans les rues de Pombal le matin du 31, jour où l’Auditorium Municipal accueille les concerts de l’atelier de ‘big band’ l’après-midi et du quartet de César Cardoso, qui présente l’album « Origins » le soir.

Le festival se termine le 31 avec une ‘jam session’ à la Casa Varela.

Pour l’avenir du Pombal Jazz, « le ciel est la limite », dit André Ramalhais.

La prochaine étape sera de nouer des partenariats avec des écoles de jazz d’autres points du pays et, plus tard, « on ne sait pas quand », l’internationalisation.

« Nous voulons amener des gens de l’extérieur, tout en valorisant toujours les groupes portugais. Mais pourquoi pas, un jour, amener un nom international à Pombal », a-t-il conclu.