En arrivant au sommet extraordinaire du Conseil européen à Bruxelles, Luís Montenegro a déclaré aux journalistes qu’il défendrait « une position d’unité » concernant la participation des États membres au Conseil de Paix, créé par Donald Trump, mais il a lancé un avertissement.
« Il est important de souligner qu’aucune alternative aux Nations Unies ne sera acceptée par nous. Il n’y a pas d’alternative aux Nations Unies, c’est au sein des Nations Unies que le contexte multilatéral s’exprime et que la concertation des Nations doit se manifester », a-t-il insisté.
Le Premier ministre a toutefois indiqué que « l’idée de pouvoir avoir un Conseil de Paix pour accompagner et surveiller le processus de paix dans la bande de Gaza pourrait éventuellement avoir un certain développement et une certaine participation ».
« Tout ce qui pourrait dépasser cet objectif, en ayant une nature générale d’intervention d’une manière quelque peu concurrentielle avec l’esprit et le fonctionnement des Nations Unies, nous semble complètement inapproprié », a-t-il souligné.
Montenegro a néanmoins affirmé qu’il ne souhaitait pas en dire plus sur ce sujet pour le moment, car « celui qui cherche une solution d’unité, de solidarité et de position commune a également besoin, naturellement, d’écouter les autres partenaires ».
« C’est ce que le Portugal fera », a-t-il précisé.
Dans ces brèves déclarations aux journalistes, on a également demandé à Montenegro s’il avait discuté et coordonné avec le Président de la République, mais aussi avec les deux candidats présidentiels — António José Seguro et André Ventura —, les positions que le Portugal adoptera lors de ce sommet.
Sans répondre directement s’il avait parlé avec les deux candidats, le Premier ministre a souligné que Marcelo Rebelo de Sousa est « dans l’exercice plein de sa fonction » et a indiqué que « toute la coopération institutionnelle continue d’être menée entre le gouvernement et le Président de la République ».
« Je peux confirmer que j’ai déjà discuté plusieurs fois avec le monsieur Président de la République de ce sujet et d’autres sujets de notre agenda interne et externe », a-t-il déclaré.
Concernant la possibilité de changer sa position de neutralité par rapport aux élections présidentielles, après que la RTP a rapporté que Luís Marques Mendes devrait soutenir António José Seguro au second tour, Montenegro a simplement dit qu’il n’avait rien à ajouter sur la question.
[Mise à jour de la nouvelle à 19h12]
