Les conclusions de l’audit, auquel l’agence Lusa a eu accès, indiquent également que le processus de vérification des dépenses ne repose sur aucune intégration automatique des données et n’inclut pas toujours une transmission d’informations suffisamment détaillée – par exemple, l’identification des pompiers qui composent les équipes -, ce qui rend impossible le croisement des données et augmente le risque de paiements excessifs.
L’audit de l’Inspection Générale des Finances (IGF) a porté sur la période triennale 2021/2023 et visait à vérifier la légalité, la régularité et la correcte utilisation des subventions publiques accordées par l’Autorité Nationale d’Urgence et de Protection Civile (ANEPC) aux corps de pompiers ainsi qu’à évaluer les mécanismes de suivi, de contrôle et de transparence existants.
Au cours de la période 2021/2023, le financement des entités du secteur public envers les associations humanitaires de pompiers s’est élevé à 712 millions d’euros.
Selon le rapport, de ce montant total, 306 millions ont été versés par l’ANEPC, 154 millions par l’Institut National d’Urgence Médicale (INEM) et 254 millions par les municipalités locales.
Malgré l’importance de ce financement, cela « ne résulte pas d’un cadre normatif unique et intégré », avertissent les inspecteurs des Finances.
« En outre, il n’existe pas de mécanismes de coordination ou d’articulation entre toutes les entités octroyant des subventions, malgré la convergence de certaines finalités des subventions accordées, avec le risque correspondant de double financement », précise l’IGF.
