Parmi les mesures figurant dans la contre-proposition de l’UGT remise aujourd’hui au gouvernement et intitulée « Trabalho com Direitos XXI », la centrale syndicale suggère que le système de banque d’heures collectif puisse être approuvé par référendum par « 60 % des travailleurs concernés », contre les 65 % actuels.
Concernant le travail de nuit, dans les cas où s’applique le régime d’adaptabilité, la centrale syndicale propose que ce travail ne puisse excéder « sept heures par jour en moyenne hebdomadaire, sans préjudice des dispositions des instruments de réglementation collective du travail », selon la contre-proposition consultée par Lusa.
Elle affirme également que le « travailleur de nuit ne doit pas effectuer plus de sept heures de travail sur une période de vingt-quatre heures » pour les activités définies par la loi impliquant « des risques particuliers ou une tension physique ou mentale significative », lesquelles comprennent, entre autres, l’industrie extractive ou la fabrication, le transport ou l’utilisation d’explosifs et de feux d’artifice.
Dans les deux cas mentionnés ci-dessus, la législation actuelle fixe une limite de huit heures.
Parallèlement, l’UGT plaide pour une augmentation des paiements pour le travail de nuit, en défendant une « augmentation de 50 % par rapport au paiement du travail équivalent effectué pendant la journée », au lieu des 25 % actuellement établis par la loi.
Concernant les heures supplémentaires, l’UGT souhaite que le travail effectué pour compenser les périodes d’absence au travail, initié par le travailleur, ne soit plus considéré comme des heures supplémentaires et propose également des modifications du repos compensatoire et des régimes spéciaux pour heures supplémentaires.
D’autre part, elle souhaite également augmenter le paiement des heures supplémentaires, demandant que le taux passe à « 50 % pour la première heure ou fraction de celle-ci et 75 % pour chaque heure ou fraction suivante » les jours ouvrables et à « 100 % pour chaque heure ou fraction, les jours de repos hebdomadaires, obligatoires ou supplémentaires, ou les jours fériés ».
Elle propose également de réduire la durée normale de travail des 40 heures actuelles à 35 heures par semaine. « La durée normale de travail ne doit pas excéder sept heures par jour et trente-cinq heures par semaine », indique la proposition consultée par Lusa.
En ce qui concerne les congés, et après que le gouvernement eut signalé la possibilité de réintroduire trois jours de congé liés à l’assiduité, l’UGT propose que la durée normale des congés passe de 22 à 25 jours, cette durée étant « réduite si le travailleur s’est absenté sans justification », notamment « un jour de congé pour une absence ou deux demi-journées », « deux jours de congé pour deux absences ou quatre demi-journées » ou « trois jours de congé pour trois absences ou plus ou six demi-journées ou plus », comme le stipule la proposition consultée par Lusa.
Dans le document remis aujourd’hui au gouvernement, l’UGT propose également de modifier l’article relatif à la prescription et à la preuve de crédit, estimant qu’il ne devrait pas être « susceptible d’extinction par renonciation sans transaction judiciaire ou, dans le cas d’un crédit résultant d’une disposition établie dans un instrument de réglementation collective de travail, par la représentation du travailleur par une structure collective de représentation des travailleurs signataire du même ».
La contre-proposition de l’UGT comporte également des changements dans la péremption des contrats de travail à durée déterminée et indéterminée, dans le prélèvement des cotisations syndicales, ainsi que dans les questions relatives à l’activité syndicale dans les entreprises et à la parentalité.
Après que le gouvernement a signalé l’intention d’introduire la journée continue dans le secteur privé pour les travailleurs avec enfant de moins de 12 ans ou, indépendamment de l’âge, ayant un handicap, une maladie chronique ou cancéreuse, l’UGT propose également cette mesure, mais ajoute qu’elle pourrait être adoptée dans d’autres circonstances.
Parmi lesquelles pour les travailleurs adoptants, « dans les mêmes conditions que les travailleurs parents », les travailleurs qui, remplaçant les parents, ont « à leur charge un petit-enfant de moins de 12 ans », ainsi que pour les travailleurs adoptants, tuteurs ou personnes « à qui la tutelle judiciaire ou administrative du mineur a été confiée, ainsi que le conjoint ou la personne en union de fait avec l’un de ceux-ci ou avec le parent, à condition qu’ils vivent en communauté de résidence avec le mineur » et aux travailleurs étudiants.
Elle recommande également la réduction de la semaine de travail « d’un jour du travail hebdomadaire, pour les travailleurs dont la durée normale de travail est de cinq jours ou plus, sans perte de rémunération » pour les mêmes circonstances.
