« Les médecins concernés par l’avis préalable cesseront leur activité professionnelle entre 00h00 le 19 février 2026 et 24h00 le 30 juin 2026 », annonce la structure syndicale dans un communiqué, refusant toute prestation de travail supplémentaire « quelle qu’en soit la condition, qu’il soit diurne ou nocturne, jour ouvrable ou non ouvrable ».
La grève concerne « tous les médecins, quel que soit le grade, la fonction ou le lien ».
Selon le SMN, durant la période de grève, les services minimums prévus par la législation et les accords en vigueur seront assurés, équivalents à ceux disponibles « pendant 24 heures les dimanches et jours fériés ».
Parmi les actes garantis figurent la chimiothérapie, la radiothérapie, la dialyse, les urgences internes, la dispensation de médicaments à usage hospitalier, l’immuno-hémothérapie, les greffes, les soins palliatifs en hospitalisation, et la ponction folliculaire dans les procédures de procréation médicalement assistée.
Le syndicat justifie la grève par la nécessité « d’empêcher la banalisation de la prestation de travail supplémentaire » et de dénoncer « l’imposition de réponses assistancielles basées sur du travail supplémentaire non contractualisé ».
Le SMN critique également l’imposition de travail extraordinaire dans le cadre du plan saisonnier de contingence, rejetant « l’application de fausses solutions à des problèmes spécifiques de l’ULS do Alto Ave », comme la création, l’année dernière, d’un service d’accueil des usagers, avec « un recours exclusif » aux heures supplémentaires.
Parmi les objectifs figure aussi la défense des professionnels contre des pratiques jugées abusives, rapporte la structure syndicale, qui réfute « l’instauration, ou la menace d’instauration, de procédures disciplinaires à l’encontre des médecins qui font respecter la loi et exercent légitimement leurs droits du travail ».
Le syndicat revendique également « le strict respect de la législation du travail et des accords collectifs de travail », soulignant que l’organisation du travail ne doit pas ignorer « les limites légales de la semaine de travail ».
Le SMN rappelle que tous les médecins peuvent participer à la grève, syndiqués ou non, et que toute tentative de violation de ce droit doit être communiquée au piquet ou au syndicat.
Le syndicat ajoute que « les médecins en grève ne doivent pas se présenter au service » et « ne doivent pas indiquer ‘Grève' » dans le registre d’assiduité, seuls les professionnels programmés pour les services minimums restant au service.
