Sócrates dépose une plainte contre la justice portugaise auprès de l’ONU.

Sócrates dépose une plainte contre la justice portugaise auprès de l'ONU.

José Sócrates vient d’annoncer son intention de porter plainte contre la justice portugaise auprès de l’ONU, en raison de la manière dont la juge de l’Opération Marquês a agi à l’encontre de sa défense.

L’ancien Premier ministre a commencé par rappeler que son avocat avait décidé de se retirer de l’affaire « car il a considéré que sa propre présence affectait ma défense », a-t-il déclaré, saluant le « sens professionnel » de Pedro Delille.

Pour le socialiste, la démission de l’avocat devrait inciter « le tribunal à réfléchir à la façon dont il traite les avocats de la défense, mais ce n’est pas le cas, ce fut encore plus brutal dans sa manière de traiter les défenses ».

Ainsi, en évoquant la violation du point 3, de l’alinéa B, de l’article 6 de la Convention, « qui se réfère au temps nécessaire pour les personnes de se défendre », Sócrates a annoncé que ses avocats ont porté plainte contre la justice portugaise.

En cause, affirme-t-il, est le fait que l’avocate désormais assignée, Ana Velho, n’a pas manifesté d’intérêt à consulter son dossier et qu’il serait « humainement impossible » que quelqu’un en cinq jours puisse « en prendre connaissance ».

Cette annonce intervient un jour après que Sócrates a annoncé que José Preto, son deuxième avocat, s’est désisté en raison de désaccords avec la juge. L’homme a été hospitalisé pour une pneumonie à la fin de l’année dernière, provoquant un retard dans la reprise du procès au début du mois, ce qui a amené Susana Seca à nommer un avocat commis d’office pour éviter d’autres interruptions du processus.

L’avocat de Sócrates a renoncé estimant que les droits de défense de son client étaient en jeu, contraint d’être représenté par une avocate nommée, dont l’ancien Premier ministre critique le travail jusqu’à présent, accusant Ana Velho de « se compromettre avec ce qui est inacceptable », en ne contestant pas le délai de cinq jours qui lui avait été accordé pour consulter le dossier — comportant 300 000 feuilles et 400 heures d’enregistrements — et en dénonçant le fait qu’elle n’avait pas demandé une copie numérisée du dossier au secrétariat du tribunal.

[Article en cours de mise à jour]