Six ans de prison pour un homme qui a abusé d’enfants et agressé sa petite amie

Six ans de prison pour un homme qui a abusé d'enfants et agressé sa petite amie

Par arrêt du 16 décembre 2025, consulté aujourd’hui par Lusa, la Cour suprême a rejeté le recours du prévenu, qui réclamait une peine de cinq ans, avec sursis.

 

La peine de six ans et demi de prison est le résultat juridique de trois condamnations dans des affaires différentes.

Dix-neuf des crimes concernent des atteintes à la liberté et à l’autodétermination sexuelles des enfants, l’une d’elles ayant 12 ans.

Le prévenu abordait les mineures sur les réseaux sociaux et leur demandait de lui envoyer des photos et vidéos où elles apparaissaient dénudées et dans des poses sexuelles.

Il les menaçait que, si elles arrêtaient ces envois, il divulguerait sur les réseaux sociaux les photos et vidéos qu’il avait déjà en sa possession.

L’autre crime est de violence domestique, le prévenu ayant poursuivi, insulté et agressé sa petite amie, « avec l’intention réalisée de l’humilier, l’effrayer et la contrôler, créant un climat de violence, de despotisme, de peur, d’insécurité, d’avilissement et d’humiliation autour d’elle ».

Les crimes ont été commis entre septembre 2020 et juillet 2021 et jugés dans trois affaires différentes, avec des peines avec sursis dans toutes (une de cinq ans, une autre de deux ans et deux mois, et une autre de deux ans et demi).

Le Tribunal de Braga a combiné les peines et fixé une peine unique de six ans et demi de prison ferme.

Le prévenu, qui avait entre 18 et 22 ans au moment des faits, a fait appel, réclamant la suspension de la peine, alléguant notamment que depuis plus de quatre ans, depuis juillet 2021, il n’a plus commis de crimes de même nature et que son activité délictueuse « s’est produite à une phase précoce de sa vie, de grande immaturité et d’irresponsabilité, où il ne mesurait pas vraiment les conséquences de ses actes ».

Le tribunal a maintenu la peine de prison ferme, soulignant le degré élevé d’illégalité des faits et la gravité des conséquences, « compte tenu des dommages psychologiques que des comportements tels que ceux en cause infligent aux victimes ».

Il a également insisté sur le fait que les crimes commis « ciblent les motifs égoïstes du prévenu, notamment ses impulsions et desseins sexuels ».

« L’image globale des faits et la culpabilité manifestée atteignent des niveaux préoccupants, révélant une personnalité perturbée au niveau de la sexualité, qui ne peut être ajustée que par une peine concrète qui oblige l’agent à respecter la dignité de chaque citoyen », indique l’arrêt.