L’année 2026 a apporté plusieurs changements en matière de salaires, d’impôts et de pensions. Dans une publication partagée sur les réseaux sociaux, le Gouvernement résume et explique les modifications principales :
- Augmentation du salaire minimum : Le salaire minimum augmente de 50 euros, passant à 920 euros ;
- Moins d’IRS : Réduction de 0,3 pp des taux du 2e au 5e échelon et mise à jour des échelons de 3,5 %, au-dessus de l’inflation. Le salaire minimum reste exonéré ;
- Augmentation des pensions les plus basses : Les pensions de valeur plus basse augmentent de 2,8 % en 2026.
Le salaire minimum national a été relevé de 870 euros à 920 euros, conformément à l’accord tripartite signé dans le cadre de la concertation sociale en octobre 2024.
La mise à jour de la rémunération minimale mensuelle garantie (salaire minimum national) a été publiée lundi au Journal Officiel, représentant une hausse de 5,7 % par rapport aux 870 euros fixés en 2025.
L’accord, signé en octobre 2024 entre le Gouvernement, les quatre confédérations patronales et l’Union Générale des Travailleurs (UGT), a revu à la hausse la trajectoire du salaire minimum national, prévoyant des augmentations annuelles de 50 euros afin qu’il atteigne 1 020 euros en 2028.
Cependant, à la suite des élections législatives du 18 mai, le programme de gouvernement a établi un nouvel objectif pour couvrir l’ensemble de la législature, visant à atteindre une rémunération minimale garantie de 1 100 euros bruts par mois en 2029.
Le 23 septembre, après une réunion de concertation sociale, l’UGT a défendu un renforcement de l’accord actuellement en vigueur, réclamant que le salaire minimum national soit porté à 950 euros cette année.
De son côté, la Confédération Générale des Travailleurs Portugais – Intersyndicale Nationale (CGTP) a plaidé pour une augmentation du salaire minimum à 1 050 euros en 2026.
À ce moment-là, la ministre du Travail, de la Solidarité et de la Sécurité Sociale a déclaré que le Gouvernement « n’ouvre ni ne ferme la porte » à réviser la trajectoire du salaire minimum national, mais lors de la présentation de la proposition de budget de l’État pour 2026 (OE2026), il était supposé qu’il augmenterait à 920 euros cette année, comme prévu dans l’accord.
La mise à jour du salaire minimum national « produit des impacts significatifs sur les contrats publics de longue durée, où la composante salariale indexée à la rémunération minimale mensuelle garantie a constitué un facteur déterminant dans la formation du prix contractuel, impacts pouvant compromettre l’équilibre économique-financier du contrat, avec des effets négatifs sur la continuité et la qualité des services fournis, comme c’est le cas des contrats d’acquisition de services de nettoyage, de services de sécurité et de surveillance humaine, de maintenance des bâtiments, installations ou équipements et de services de cantine », indique également le décret publié lundi.
