« Si vous souhaitez être assis à la table des chaînes généralistes pour ce type de situation, alors les exigences devraient être exactement les mêmes appliquées également à elles », a déclaré Nicolau Santos lors de la commission parlementaire de la Culture, de la Communication, de la Jeunesse et du Sport, dans le cadre de l’audition de l’organe.
Nicolau Santos a ajouté que « les exigences faites aux opérateurs dits ‘en clair’, généralistes, par rapport aux processus politiques, sont complètement différentes de celles imposées aux chaînes câblées ».
Dans cette optique, le président estime que pour qu’ils puissent diffuser les débats, ils devraient se soumettre aux mêmes règles : « diffuser les débats moins intéressants, diffuser les temps d’antenne et d’autres types de situations qui ne rapportent pas d’audience ».
« Nous devrions être sur un pied d’égalité, ce qui n’est pas le cas dans cette situation », a-t-il ajouté.
Cette affaire remonte à novembre de l’année dernière, lorsque Medialivre, propriétaire de Correio da Manhã, a déposé une plainte auprès de l’ERC.
Dans la plainte, « Medialivre a allégué que, dans l’accord signé entre RTP, SIC et TVI pour l’organisation d’un ensemble de débats entre candidats présidentiels, il y a une violation des devoirs de pluralisme, du droit à l’information et de l’égalité de traitement entre opérateurs, soutenant que cet accord aurait pour effet d’exclure l’accès de ses services de programmes à un événement de nature politique d’importance nationale et électorale », indique l’ERC.
Après avoir analysé l’affaire, « et compte tenu des spécificités propres aux élections présidentielles, le Conseil de régulation a estimé que la tenue conjointe de débats électoraux peut constituer une solution valable pour garantir le pluralisme et la diversité informative en période électorale ».
Cependant, « il a souligné que cette articulation doit être guidée par une logique de complémentarité et d’élargissement de l’espace médiatique, et qu’il est souhaitable d’inclure des opérateurs pertinents dans l’écosystème télévisuel qui manifestent leur disponibilité pour intégrer l’organisation des débats », précise l’ERC dans le communiqué.
