Réunion sur la révision du travail reportée : « Elle sera reprogrammée en temps voulu »

Réunion sur la révision du travail reportée : "Elle sera reprogrammée en temps voulu"

« Je suis chargé par Madame la secrétaire générale du CES, à la demande de Madame la présidente de la Commission Permanente de Concertation Sociale, d’informer du report de la réunion de la CPCS qui était préalablement programmée pour le 14 janvier, en tenant compte de la demande de plusieurs partenaires sociaux », lit-on dans la convocation à laquelle Lusa a eu accès.

 

Dans la convocation envoyée mercredi aux partenaires sociaux, il est également indiqué que « la prochaine réunion de la CPCS [Commission Permanente de Concertation Sociale] sera reprogrammée en temps voulu« .

La semaine prochaine, une manifestation nationale de la CGTP est prévue mardi dans le cadre des actions de lutte contre le paquet des lois du travail, avec une réunion prévue le lendemain entre le Premier ministre et la centrale syndicale dirigée par Tiago Oliveira.

La CGTP et l’UGT ont mené une grève générale le 11 décembre contre la proposition du gouvernement, la cinquième réunissant les deux centrales syndicales, un événement qui n’avait pas eu lieu depuis la grève conjointe du 27 juin 2013.

Après la grève, la ministre du Travail a convoqué l’UGT à une réunion. À l’issue de la rencontre, le secrétaire général de l’UGT, Mário Mourão, a indiqué que la centrale syndicale présentera une contre-proposition, incluant des mesures qui ne figurent pas dans le projet initial, soulignant avoir perçu un esprit de négociation de la part de l’exécutif.

La proposition, nommée « Travail XXI », a été présentée le 24 juillet par le gouvernement et a déjà rencontré le ‘non catégorique’ des centrales syndicales, qui affirment qu’il s’agit d’une « attaque » aux droits des travailleurs.

D’autre part, les confédérations patronales ont applaudi la réforme, bien qu’elles estiment qu’il y a encore place à amélioration.

Les mesures de cette proposition couvrent des domaines allant de la parentalité, aux licenciements, et incluent l’élargissement des délais de contrats ou des secteurs qui seront désormais soumis à des services minimums en cas de grève.

Face aux critiques des deux centrales syndicales, le Gouvernement a remis à l’UGT une nouvelle proposition avec quelques concessions, abandonnant par exemple la simplification des licenciements dans les moyennes entreprises, mais maintenant le retour de la banque d’heures individuelle, l’abrogation de la norme restreignant l’externalisation en cas de licenciement, ainsi que la mesure visant à compliquer la réintégration des travailleurs après un licenciement abusif, ou les modifications de la loi sur la grève, des mesures beaucoup contestées par les centrales syndicales.

L’exécutif a réitéré qu’ « il n’est pas prêt à retirer toute la proposition » et qu’il souhaite maintenir les « fondements principaux », bien qu’il soit ouvert au dialogue et donnera « plus de temps » à l’UGT pour analyser la nouvelle proposition.