Il existe une différence entre le salaire versé par l’entreprise à un travailleur et le montant effectivement reçu par l’employé. En pratique, il s’agit de la différence entre le salaire brut et le salaire net, mais pourquoi les montants sont-ils différents ?
« La rémunération brute représente le montant total avant déduction des contributions à la Sécurité sociale et des retenues à la source de l’IRS, alors que la rémunération nette est le montant final que le salarié reçoit effectivement après ces déductions« , explique le Gouvernement dans le cadre de la rubrique Finanças à Lupa.
L’Exécutif explique que la « rémunération correspond au montant total payé aux travailleurs par l’employeur et comprend le salaire et d’autres avantages reçus (subventions de repas, heures supplémentaires, commissions, primes, etc.) ».
Toutefois, « cette rémunération est soumise à des déductions obligatoires remises à la Sécurité sociale, permettant de financer la protection sociale des travailleurs dans des situations telles que maladie, chômage, invalidité, maternité, paternité, vieillesse et décès, fonctionnant comme un mécanisme de solidarité et un pilier de l’État social ».
« Les employeurs déduisent encore les retenues à la source de l’IRS qu’ils remettent à l’Autorité fiscale et douanière, constituant des recettes de l’État qui servent à financer les investissements et les dépenses publiques, afin de répondre aux besoins des citoyens en matière de santé, d’éducation, de sécurité, d’infrastructures, entre autres. Ces retenues à la source sont une avance sur l’IRS dû, qui sera déterminé l’année suivante après la soumission de la déclaration annuelle », est-il encore expliqué.
Salaire net : Comment le calculer
Dans ce contexte, le Gouvernement explique que la rémunération nette résulte ainsi de la soustraction des tributs suivants :
- Contribution à la Sécurité sociale, appelée Taxe sociale unique (TSU) du travailleur, qui est de 11 % pour la majorité des travailleurs salariés (l’employeur couvre à sa charge la TSU de l’employeur, qui est généralement de 23,75 %) ;
- Retenues à la source de l’IRS, dont le taux varie en fonction du niveau de revenu.
« Cependant, tous les travailleurs ne paient pas l’IRS, car la législation prévoit un seuil minimal, appelé minimum d’existence, en dessous duquel l’IRS n’est pas payé. En 2026, ce minimum a été augmenté à 12 880 euros, ce qui correspond à 14 fois le nouveau montant du salaire minimum mensuel garanti (920 euros), de sorte qu’aucune retenue à la source ne sera appliquée pour les montants de rémunération jusqu’à cette valeur », explique encore l’Exécutif.
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