«Nous sommes conscients des risques associés à la réalisation des jalons et des objectifs. Des risques contextuels, géopolitiques et structurels, liés à la complexité des réformes», a déclaré le secrétaire d’État à la Planification et au Développement Régional, Hélder Reis, au congrès «Fonds Européens 2025 : Exécution, Surveillance et Avenir», à Lisbonne.
Cependant, le responsable a précisé que reconnaître ces risques ne signifie pas un manque d’ambition, mais du réalisme et de la responsabilité.
Hélder Reis a affirmé «s’endormir et se réveiller» en entendant que le Portugal est en retard en matière de fonds européens et a profité pour remercier tous ceux qui travaillent quotidiennement sur le PRR et le Portugal 2030, en assurant que tous les objectifs sont atteints.
Sur ce sujet, le secrétaire d’État a précisé que dans le cadre du PRR, tous les jalons et objectifs sont atteints dans les délais prévus.
Quant au programme Portugal 2030, le lancement des candidatures est compatible avec les objectifs contractés.
Hélder Reis a admis, cependant, que le travail à venir «est probablement plus grand» que celui qui a été effectué jusqu’à présent.
Cette année sera marquée par la clôture du Portugal 2020 et du PRR, mais aussi par l’exécution du Portugal 2030 et le prochain cadre financier pluriannuel, qui est en discussion.
Lors de son intervention à la session, promue par l’Institut de Droit Économique, Financier et Fiscal, Hélder Reis a également souligné que le Gouvernement est «politiquement engagé» à atténuer les risques associés à la réalisation des jalons et des objectifs du PRR.
Pour cette raison, il souhaite continuer à surveiller les objectifs du plan, ajuster les stratégies et simplifier les procédures pour accélérer son exécution.
«Nous avons la détermination, les mécanismes et la volonté politique pour les atténuer», a-t-il insisté.
Par ailleurs, il a défendu que l’Union Européenne se trouve «dans un moment décisif» de son histoire, car elle fait face à des défis profonds, qui mettent à l’épreuve la cohésion, la compétitivité et la pertinence. Parmi eux figurent la transition climatique, la numérisation et le contexte géopolitique.
Dans ce sens, il a indiqué que parler du prochain cadre financier pluriannuel, c’est parler de «choix stratégiques» et que ce budget devra intégrer de nouveaux domaines stratégiques comme la défense et la sécurité, mais devra également allouer des fonds au développement et à la compétitivité.
En ce qui concerne les dotations de ce budget, il a souligné que les dépenses associées au domaine de la défense ne doivent pas pénaliser les «politiques essentielles» qui ont contribué au succès de l’Union Européenne.
