PRO.VAR présente aujourd’hui aux Finances des propositions pour viabiliser la restauration.

PRO.VAR présente aujourd'hui aux Finances des propositions pour viabiliser la restauration.

Le président de la PRO.VAR, Daniel Serra, a déclaré à l’agence Lusa que l’association a une réunion prévue à 11h00 avec un responsable du Gouvernement dans le domaine des Affaires Fiscales, sans pouvoir préciser s’il s’agirait de la secrétaire d’État elle-même, Cláudia Reis Duarte, ou de son chef de cabinet.

Bien qu’il ait considéré positives les mesures annoncées, mercredi, par le ministre de l’Économie, Manuel Castro Almeida, pour alléger la pression financière des entreprises du secteur touristique, y compris la restauration – le soutien au paiement de la dette bancaire et l’extension des délais de remboursement à Turismo de Portugal -, la PRO.VAR avertit qu’elles « ne résolvent pas les problèmes structurels » et entend aujourd’hui « exposer la situation du secteur et la nécessité de passer à des mesures structurelles, durables et génératrices d’équité fiscale ».

Dans ce sens, la PRO.VAR présentera à l’exécutif cinq « propositions structurelles » visant à « garantir la viabilité économique de la restauration, protéger l’emploi et renforcer la durabilité des recettes fiscales de l’État ».

Une des mesures, considérée comme « centrale », est la baisse de la TVA sur la restauration de 13% à 6% sur la nourriture, pour « sortir le secteur du mode de survie, mieux rémunérer les travailleurs et stabiliser les prix pour le consommateur ».

À ce propos, l’association rappelle que le Portugal concurrence directement des pays comme l’Espagne, la France et l’Italie, où la TVA sur la restauration est « significativement plus basse », et que « même des pays qui ne dépendent pas structurellement du tourisme, comme l’Allemagne, ont choisi de réduire la TVA sur la restauration comme moyen de protéger les entreprises, maintenir l’emploi et renforcer la compétitivité ».

La deuxième proposition consiste en la création d’un impôt unique pour la restauration traditionnelle, garantissant l’équité entre opérateurs, combattant la concurrence déloyale et l’informalité, protégeant les petites et moyennes entreprises et assurant des recettes prévisibles pour l’État.

Simultanément, la PRO.VAR défend des ajustements de la Taxe Sociale Unique (TSU), en proposant l’exemption de cette taxe sur les valeurs supérieures à celles qui figurent dans les grilles salariales des conventions collectives de travail, revendique la création d’un modèle de ‘chômage partiel’ ajusté à la saisonnalité hebdomadaire et mensuelle du secteur et souhaite la mise en place de mécanismes pour « clore le dossier » des dettes covid, « libérer les entreprises viables de dettes historiques ».