En réponse à l’agence Lusa concernant les raisons de l’absence de vote en mobilité lors des élections présidentielles de dimanche, malgré l’inscription d’un budget pour cet effet dans le Budget de l’État, le ministère de l’Administration Interne (MAI) a déclaré qu’« aucune proposition de modification législative n’a été présentée », tandis qu’en 2023, pour les européennes, « diverses initiatives en ce sens ont été présentées ».
Le MAI précise que « le gouvernement a inscrit, dans le Budget de l’État pour 2025, la dotation nécessaire au cas où le parlement approuverait une modification législative consacrant le vote en mobilité lors de l’élection du Président de la République », l’ancienne ministre de l’Administration Interne Margarida Blasco ayant mentionné « cette possibilité lors d’une audition parlementaire ».
« Cependant, contrairement à 2023, année où diverses initiatives ont été présentées en ce sens, cette fois-ci, aucune proposition de modification législative n’a été présentée », souligne le ministère dirigé par Maria Lúcia Amaral.
Le MAI considère que « la tenue successive d’élections », notamment pour l’Assemblée Législative de la Région de Madère et les municipalités locales, ainsi que la dissolution du parlement, ont « certainement contribué » à l’absence de proposition.
Selon le ministère, la dissolution de l’Assemblée de la République « impliquerait toujours un délai très court pour atteindre le consensus nécessaire, modifier la Loi Électorale du Président de la République et la mettre en œuvre ».
En novembre 2024, Margarida Basco a annoncé au parlement que le gouvernement avait inscrit dans le Budget de l’État pour 2025 un montant de 137 millions d’euros pour le vote en mobilité lors des élections présidentielles de 2026.
Pour la première fois au Portugal, lors des élections européennes de 2024, il a été permis de voter à n’importe quel bureau de vote, indépendamment du lieu où l’électeur était inscrit.
Ce régime de vote en mobilité sans nécessité d’inscription préalable a été approuvé par l’Assemblée de la République suite à une proposition de loi du gouvernement de l’époque.
La Commission Nationale des Élections (CNE) a clarifié aujourd’hui, dans un communiqué, que « la seule modalité de vote » pour les électeurs inscrits à l’étranger est le vote en personne aux bureaux de vote existant dans les représentations diplomatiques.
« Face aux doutes suscités quant au mode de vote des électeurs inscrits à l’étranger, il convient de préciser que, contrairement à ce qui se passe lors de l’élection de l’Assemblée de la République, la Loi Électorale du Président de la République établit comme seule modalité de vote l’exercice du vote en personne dans les bureaux de vote constitués à cet effet dans les représentations diplomatiques portugaises », indique la CNE.
Environ 11 millions d’électeurs résidant au Portugal et à l’étranger sont inscrits pour voter aux élections présidentielles de dimanche, où concourent un nombre record de candidats, au total 11.
Sur les 11.039.672 électeurs, 1.777.019 votent à l’étranger, dont 1.050.356 en Europe.
